Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a réaffirmé la position ferme des autorités de transition face aux groupes armés terroristes. Lors d’une rencontre avec le corps diplomatique et consulaire accrédité au Mali, il a également dénoncé les liens entre les indépendantistes de l’Azawad et les organisations jihadistes.
Bamako maintient une ligne dure face aux groupes terroristes
Le gouvernement malien n’envisage aucun dialogue avec les groupes armés terroristes actifs dans le pays. Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, l’a clairement affirmé jeudi 7 mai lors d’une séance d’information organisée avec les membres du corps diplomatique et consulaire accrédités au Mali.
« Le gouvernement du Mali n’envisage pas de dialogue avec les groupes armés terroristes sans foi ni loi qui portent la responsabilité des évènements tragiques que vivent nos populations depuis des années », a déclaré le chef de la diplomatie malienne.
À travers cette déclaration, Bamako réaffirme sa stratégie sécuritaire axée sur la lutte militaire contre les groupes jihadistes qui sévissent dans plusieurs régions du pays.
Le Front de Libération de l’Azawad accusé de collusion avec le JNIM
Au cours de cette rencontre, Abdoulaye Diop a également dénoncé les alliances entre certains mouvements indépendantistes et les groupes extrémistes.
Selon lui, le Front de Libération de l’Azawad (FLA) s’est rapproché du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), organisation affiliée à Al-Qaida.
« En s’incriminant davantage avec le JNIM affilié à Al-Qaida, le Front de Libération de l’Azawad (FLA) a librement choisi de prendre fait et cause pour un groupe extrémiste reconnu comme terroriste », a affirmé le ministre.
Le chef de la diplomatie malienne a rappelé que le JNIM figure sur la liste des sanctions des Nations Unies depuis le 4 octobre 2018, au même titre que Daesh et Al-Qaida.
Un message adressé à la communauté internationale
À travers cette sortie, les autorités maliennes cherchent également à clarifier leur position auprès de la communauté internationale et des représentations diplomatiques présentes à Bamako.
Le gouvernement de transition entend ainsi justifier sa fermeté face aux groupes armés et dénoncer toute collaboration entre mouvements indépendantistes et organisations jihadistes opérant dans le Sahel.

