Le député Guy Marius Sagna s’est insurgé contre le taux élevé de refus des demandes de visas américains introduites par des Sénégalais en 2025. Le parlementaire dénonce un système qu’il juge injuste et appelle les États africains à réclamer des remboursements partiels ou à appliquer le principe de réciprocité.
Un taux de rejet jugé alarmant
Le député Guy Marius Sagna a vivement critiqué le traitement réservé aux demandeurs sénégalais de visas pour les États-Unis. Selon lui, 74 % des demandes déposées par des citoyens sénégalais en 2025 auraient été rejetées.
Le parlementaire considère cette situation comme préoccupante et estime qu’elle traduit une forme d’injustice à l’égard des ressortissants africains.
Guy Marius Sagna dénonce un « business du visa »
Réagissant à ces chiffres, l’élu a dénoncé ce qu’il qualifie de « business honteux » autour des demandes de visas.
« Les États-Unis sont souverains et ont le droit de fixer les règles qu’ils veulent pour entrer dans leur pays. Mais ce business du visa où des pays dont les États-Unis se font un pactole sur le dos des Africains est honteux », a-t-il déclaré.
Selon lui, les frais de visa versés par des milliers de candidats, malgré les refus massifs, alimentent un système financièrement avantageux pour certains pays occidentaux.
Un appel à la réciprocité
Face à cette situation, Guy Marius Sagna invite le Sénégal ainsi que les autres États africains concernés à réagir sur le plan diplomatique.
Le député propose notamment que les pays africains exigent le remboursement partiel des frais de visa aux demandeurs recalés ou qu’ils appliquent des mesures de réciprocité.
« Le Sénégal et les autres pays africains dont les citoyens sont victimes de ce business du visa, mais aussi de traitement humiliant, doivent exiger la restitution d’une partie des frais dépensés et/ou appliquer la réciprocité », a-t-il soutenu.
Une question que le député veut porter dans le débat public
Guy Marius Sagna a enfin annoncé son intention de poursuivre ses interpellations auprès des autorités sénégalaises afin que cette question soit davantage prise en charge dans le débat public et diplomatique.
À travers cette sortie, le parlementaire relance le débat sur les politiques migratoires et les conditions d’accès aux visas pour les citoyens africains.

