L’Union des routiers du Sénégal dénonce les amendes infligées à des chauffeurs de camions empruntant l’autoroute à péage. Son secrétaire général, Gora Khouma, conteste la légalité de ces sanctions et demande au ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens de préciser clairement les règles applicables aux poids lourds.

Les transporteurs dénoncent des sanctions jugées abusives

La colère monte chez les transporteurs sénégalais. Depuis plusieurs jours, des chauffeurs de camions affirment avoir reçu des amendes de 100.000 francs CFA après avoir emprunté l’autoroute à péage avant de poursuivre leur trajet vers l’intérieur du pays.

L’Union des routiers du Sénégal dénonce cette situation. Son secrétaire général, Gora Khouma, estime que ces sanctions ne reposent sur aucun fondement réglementaire clairement établi.

Selon lui, les services d’Afrique Pesage dressent ces procès-verbaux, notamment à Kaffrine et à Kaolack. Les agents reprocheraient aux conducteurs de ne pas avoir emprunté la route nationale par l’axe Diamniadio-Mbour.

Gora Khouma conteste la démarche d’Afrique Pesage

Le responsable syndical affirme que plusieurs chauffeurs ont été verbalisés ces derniers jours.

« Depuis plus d’une semaine, nous rencontrons des difficultés avec Afrique Pesage. Des chauffeurs qui utilisent l’autoroute à péage se retrouvent avec des amendes de 100.000 francs CFA lorsqu’ils arrivent à Kaffrine ou à Kaolack », a-t-il déclaré.

Pour Gora Khouma, cette pratique dépasse les missions confiées à Afrique Pesage, dont le rôle consiste principalement à contrôler le poids et le gabarit des véhicules.

Aucune interdiction officielle, selon les routiers

L’Union des routiers soutient qu’aucun texte en vigueur n’interdit aux poids lourds de circuler sur l’autoroute à péage.

Le syndicaliste rappelle que les camions utilisent cette infrastructure depuis sa mise en service sans rencontrer de difficultés particulières.

« Depuis la création de l’autoroute à péage, les camions l’empruntent sans difficulté. Jusqu’à présent, aucun arrêté ni aucun texte officiel n’a interdit leur circulation sur cette infrastructure », a soutenu Gora Khouma.

Cette absence de réglementation explicite nourrit, selon lui, l’incompréhension des transporteurs confrontés à ces sanctions.

Un appel à l’arbitrage du ministère

Face à cette controverse, l’Union des routiers demande l’intervention du ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens.

Gora Khouma invite les autorités à publier une directive officielle afin de lever toute ambiguïté sur les conditions de circulation des poids lourds sur l’autoroute à péage.

Selon lui, seule une clarification de l’État permettra de mettre fin aux interprétations divergentes et aux tensions actuelles.

Les routiers réclament une position officielle

Le secrétaire général du syndicat insiste sur la nécessité d’une décision claire des autorités.

« Si le ministère décide d’interdire la circulation des camions sur l’autoroute à péage, qu’il le fasse à travers un texte officiel. Mais si cette circulation est autorisée, Afrique Pesage ne doit pas imposer aux transporteurs de passer par un autre itinéraire », a-t-il insisté.

En attendant une réaction des autorités, les transporteurs continuent de dénoncer des sanctions qu’ils jugent injustifiées et réclament davantage de visibilité sur les règles encadrant leurs déplacements.

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