La scène politique sénégalaise connaît une nouvelle recomposition après la rupture entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. Dans ce contexte, l’annonce de la création prochaine d’un nouveau parti par le chef de l’État accélère les départs au sein de PASTEF-Les Patriotes.

Plusieurs responsables quittent PASTEF

Depuis l’annonce de Bassirou Diomaye Faye, plusieurs responsables et militants ont officialisé leur départ de PASTEF, le parti dirigé par Ousmane Sonko.

La plupart des démissionnaires expliquent leur choix par leur volonté de poursuivre leur engagement politique aux côtés du président de la République. Ils souhaitent également accompagner le futur projet politique du chef de l’État.

Parmi les départs les plus remarqués figure celui de Cheikh Saad-Bouh Diouf, ancien coordonnateur national du mouvement des patriotes handicapés de PASTEF. Bakary Bass Sakho, coordonnateur départemental de la JPS de Guédiawaye, a également quitté la formation politique.

D’autres responsables, à différents niveaux de l’organisation, ont aussi annoncé leur démission. Certains évoquent des divergences avec l’orientation actuelle du parti. D’autres réaffirment simplement leur soutien à Bassirou Diomaye Faye.

Une crise interne en toile de fond ?

Cette succession de départs nourrit désormais les interrogations sur la situation interne de PASTEF. Elle intervient alors que le parti poursuit sa campagne nationale de vente de cartes de membre.

La formation politique ambitionne notamment d’atteindre le cap d’un million d’adhérents. Dans ce contexte, ces démissions pourraient susciter des interrogations sur la dynamique du parti.

Toutefois, les proches d’Ousmane Sonko assurent que PASTEF conserve son implantation et sa capacité de mobilisation. Ils minimisent ainsi la portée de ces départs.

Quel avenir pour la majorité au pouvoir ?

Ces démissions successives illustrent néanmoins les premières conséquences politiques de la rupture entre les deux principales figures de l’alternance de 2024.

Désormais, l’évolution de la situation pourrait redessiner les équilibres au sein de la majorité. Les prochains jours permettront donc de mesurer l’ampleur de cette recomposition.

Ils permettront également d’évaluer ses conséquences sur l’avenir de PASTEF et sur les rapports de force au sein du pouvoir.

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