Pour réduire le déficit public, le gouvernement mise sur une meilleure réorientation des dépenses. Les autorités excluent, pour l’heure, la création de nouvelles taxes.
Pas de nouvelles taxes pour les contribuables
Le gouvernement veut réduire le déficit public sans freiner l’activité économique. Pour y parvenir, il privilégie une réorientation stratégique des dépenses publiques.
Abdoul Aziz Diagne a réaffirmé cette orientation. Le contrôleur des Impôts assure que les autorités budgétaires n’envisagent pas de créer de nouvelles taxes.
Ainsi, le gouvernement entend plutôt optimiser l’utilisation des ressources déjà disponibles.
Les subventions davantage ciblées
Par ailleurs, les autorités veulent revoir le système actuel des subventions. Selon Abdoul Aziz Diagne, 65 % de ces ressources bénéficiaient jusqu’ici aux 20 % de la population les plus aisés.
Le gouvernement souhaite désormais inverser cette tendance. Il compte réorienter davantage de ressources vers les filets sociaux et les ménages vulnérables.
Cette réforme doit notamment renforcer les bourses sociales. L’enveloppe passera progressivement de 35 à 140 milliards de francs CFA.
À terme, le dispositif devrait couvrir près d’un million de foyers.
La DGID élargit l’assiette fiscale
En parallèle, la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) poursuit l’élargissement de l’assiette fiscale.
Elle mise notamment sur l’immatriculation progressive du secteur informel. La taxation de l’économie numérique figure également parmi les leviers retenus. L’objectif consiste à mieux mobiliser les ressources internes. Le gouvernement veut ainsi accroître les recettes sans alourdir davantage la pression fiscale sur les contribuables déjà

