Un scandale secoue l’hôpital de Tivaouane. Mamadou Niang Ndiaye, surnommé « Capitaine » et exerçant comme vigile au sein de l’établissement, est cité dans une affaire de trafic présumé d’Alprazolam, un médicament psychotrope dont la vente est strictement encadrée.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le mis en cause aurait mis en place un système frauduleux lui permettant d’obtenir illégalement des ordonnances médicales. Il est notamment soupçonné d’avoir imité le cachet du docteur Mamadou Ka afin de donner une apparence de légalité à des prescriptions fictives. Les investigations révèlent également qu’il aurait dérobé des ordonnances vierges dans les bureaux des médecins avant de les utiliser pour établir de fausses prescriptions destinées à l’acquisition de médicaments soumis à une réglementation stricte.

Un médicament sous surveillance

L’Alprazolam, utilisé notamment dans le traitement de l’anxiété et des troubles paniques, fait partie des médicaments dont la délivrance est étroitement contrôlée en raison des risques de dépendance, de détournement et d’usage abusif. La falsification d’ordonnances pour obtenir ce type de produit constitue une infraction grave pouvant entraîner des poursuites pour faux, usage de faux, vol de documents administratifs et trafic de substances réglementées.

Une affaire aux multiples ramifications

Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer l’ampleur exacte du réseau, l’identité d’éventuels complices ainsi que les quantités de médicaments concernées. Ils s’intéressent également aux circuits de distribution et aux bénéficiaires potentiels des produits obtenus frauduleusement. Cette affaire relance le débat sur la sécurisation des documents médicaux et le contrôle de l’accès aux médicaments à prescription obligatoire dans les structures sanitaires publiques.

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