Après plusieurs attaques terroristes particulièrement meurtrières, le Niger a organisé, vendredi 19 juin, deux cérémonies funéraires en hommage aux soldats tués à Niamey et dans la région de Tillabéry. Ces violences, attribuées notamment à des groupes jihadistes actifs dans le Sahel, ont coûté la vie à des dizaines de militaires et de civils.
Des funérailles nationales dans un contexte de forte tension sécuritaire
L’armée nigérienne a rendu un dernier hommage à ses soldats tombés au combat au cours d’une semaine marquée par une recrudescence des attaques terroristes. Vendredi 19 juin, deux cérémonies funéraires se sont déroulées simultanément dans le pays.
La première a eu lieu à Niamey pour les militaires tués lors de l’attaque contre l’aéroport international Diori Hamani. La seconde s’est tenue à Inates, dans la région de Tillabéry, où plusieurs dizaines de soldats ont perdu la vie lors d’un assaut mené contre leur camp militaire.
À Niamey, hommage aux victimes de l’attaque contre l’aéroport
Dans la capitale, la cérémonie s’est déroulée au Carré des martyrs, situé sur la base aérienne 101. Les autorités y ont inhumé onze soldats tués lors de l’attaque contre l’aéroport international Diori Hamani.
La veille, des assaillants avaient tenté de pénétrer sur le site stratégique. Bien que les forces de sécurité aient réussi à empêcher leur intrusion, les échanges de tirs ont fait treize morts, dont deux civils.
Ainsi, malgré l’échec de l’attaque contre l’infrastructure aéroportuaire, son bilan humain demeure lourd.
À Inates, 51 militaires enterrés après l’attaque d’un camp
Parallèlement, la localité d’Inates, située près de la frontière malienne dans la région de Tillabéry, a accueilli les funérailles de 51 militaires.
Selon les autorités militaires, les soldats ont été tués lors de l’attaque de leur camp par des combattants affiliés à l’État islamique au Grand Sahara (EIGS). Les assaillants ont submergé les forces présentes sur place avant de piller la base militaire.
En outre, l’attaque a également coûté la vie à douze civils. Ces derniers se rendaient à une foire lorsqu’ils ont été pris dans les violences.
D’autres attaques signalées dans l’ouest du pays

