Dans une tribune publiée dimanche 9 août 2026, Mary Teuw Niane critique sévèrement le profil d’un leader politique qu’il ne nomme pas. Il dénonce notamment la construction d’une image de « sauveur », le refus de la contradiction et les dérives liées au culte de la personnalité.
Un « imposteur » derrière le discours
D’abord, Mary Teuw Niane accuse certains responsables politiques de s’approprier des valeurs comme la justice, la droiture ou le sacrifice sans réellement les incarner. Selon lui, ces dirigeants utilisent surtout ces valeurs pour construire une image capable de séduire l’opinion et de favoriser leur conquête du pouvoir.
Toutefois, l’ancien ministre estime que le temps finit toujours par révéler les contradictions. « Le temps est le plus implacable des juges. Il finit toujours par démasquer l’imposture », écrit-il.
La contradiction devient une menace
Par ailleurs, Mary Teuw Niane s’en prend aux dirigeants qui refusent la critique. Selon lui, lorsque le discours se durcit, ces responsables présentent rapidement leurs contradicteurs comme des adversaires, voire comme des ennemis.
De plus, il estime que les appels à la haine ou à la violence peuvent révéler l’écart entre les valeurs affichées et les pratiques politiques.
Du leader au « messie »
Dans le même temps, l’ancien ministre alerte sur les dangers du culte de la personnalité. Il décrit une situation dans laquelle les militants cessent de considérer leur dirigeant comme un simple responsable politique et commencent à le présenter comme un « sauveur » ou un « messie ».Ainsi, cette vénération affaiblit progressivement l’esprit critique et transforme la fidélité politique en adhésion aveugle.
Les faits finissent par s’imposer
En outre, Mary Teuw Niane estime que les contradictions, les scandales et les compromissions finissent par fragiliser les récits politiques. Certes, les partisans peuvent invoquer le complot ou la persécution pour défendre leur leader. Néanmoins, les faits finissent, selon lui, par s’imposer face aux discours.
Un avertissement pour la démocratie
En citant notamment Mussolini, Hitler et Pol Pot, Mary Teuw Niane met en garde contre les dangers du culte de la personnalité et de l’abandon de la liberté de penser.
En définitive, sans nommer directement le leader auquel il fait référence, l’ancien ministre défend une conviction : une démocratie ne peut fonctionner durablement sans contradiction, discernement et esprit critique.« L’imposture prospère là où l’esprit critique disparaît », conclut-il.
