Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a invité les autorités sénégalaises à renoncer à toute mesure d’expulsion visant des ressortissants maliens installés à Koussan ou dans d’autres localités du pays. Il estime que leur situation doit être examinée conformément aux conventions internationales relatives à la protection des personnes déplacées par les conflits.

Amnesty International s’oppose à toute expulsion

Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a appelé les autorités sénégalaises à abandonner tout projet d’expulsion de ressortissants maliens présents sur le territoire national.

Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, il a demandé à l’État de « renoncer à tout projet d’expulsion des personnes venues du Mali, établies à Koussan ou ailleurs sur le territoire national ».

Des populations ayant fui le conflit au Mali

Seydi Gassama a rappelé que ces personnes ont quitté leur pays pour échapper au conflit armé qui secoue le Mali depuis plusieurs années.

Selon lui, cette réalité doit être prise en compte avant toute décision administrative les concernant.

Un appel au respect du droit international

Par ailleurs, le responsable d’Amnesty International Sénégal a insisté sur la nécessité de traiter cette question dans le respect des engagements internationaux du Sénégal.

Il estime que le statut de ces ressortissants maliens doit être évalué conformément aux instruments juridiques régionaux et internationaux applicables.

« Leur statut au Sénégal doit être déterminé à la lumière des conventions régionales et internationales applicables », a-t-il souligné.

Une question sensible pour les autorités

Cette prise de position intervient alors que la présence de populations déplacées par les crises sécuritaires régionales suscite régulièrement des débats dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.

Pour Seydi Gassama, toute décision concernant ces personnes doit concilier les impératifs de souveraineté nationale avec les obligations de protection prévues par le droit international.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *