Le commissariat du Tourisme a démantelé un réseau présumé de prostitution clandestine et de proxénétisme dans une auberge-bar de Nord-Foire. Sept personnes ont été interpellées, dont le gérant, une réceptionniste et cinq femmes présentées comme prostituées.

Le commissariat du Tourisme a procédé au démantèlement présumé d’un réseau de prostitution clandestine et de proxénétisme qui opérait dans l’auberge-bar « Le Pounon », à Nord-Foire. Selon Libération, l’opération a conduit à l’interpellation de sept personnes.

Parmi les personnes arrêtées figurent le gérant de l’établissement, M. Ndiaye, âgé de 31 ans, la réceptionniste E. S. Ngom, ainsi que cinq femmes, dont quatre ressortissantes nigérianes et une Sénégalaise.

Une enquête déclenchée après un renseignement

Les enquêteurs ont ouvert leurs investigations après avoir reçu un renseignement faisant état d’un réseau présumé de proxénétisme, de prostitution clandestine et de blanchiment de capitaux.

La descente de police dans l’établissement aurait permis de découvrir une activité sexuelle organisée au sein de l’auberge. Selon la source, les femmes concernées n’étaient notamment pas inscrites au fichier sanitaire et social.

L’une des personnes interpellées, présentée comme une ressortissante nigériane, aurait reconnu ne pas avoir effectué de dépistage du VIH depuis longtemps.

Un système organisé autour de la location des chambres

Les investigations ont également porté sur le fonctionnement de l’établissement. Selon Libération, les femmes auraient versé 5 000 francs CFA pour accéder à une « chambre passe-temps » après chaque prestation.

La réceptionniste aurait notamment été chargée de mettre les chambres à leur disposition, tandis que l’établissement fournissait un préservatif.

Pour des séjours plus longs, certaines chambres auraient été proposées à 10 000 francs CFA par jour lorsqu’elles disposaient d’une salle de bain, et à 15 000 francs CFA pour les chambres équipées de la climatisation.

Le gérant et la réceptionniste entendus

La réceptionniste, qui travaillerait dans l’établissement depuis 2018, aurait reconnu que l’activité fonctionnait de manière régulière. Elle aurait expliqué aux enquêteurs qu’elle assurait la mise à disposition des chambres, le remplissage des registres et la perception des sommes liées à cette activité.

De son côté, le gérant, qui percevrait un salaire mensuel de 300 000 francs CFA, aurait indiqué être principalement chargé des commandes du bar et du versement des recettes à la banque. Il aurait toutefois contesté avoir donné des instructions concernant la distribution de préservatifs.

Le propriétaire de l’auberge, M. Fall, résiderait actuellement en Belgique, selon la même source.

Les sept personnes poursuivies

Les personnes interpellées sont poursuivies, selon Libération, pour proxénétisme, mise en danger de la vie d’autrui et non-inscription au fichier sanitaire et social.

Par ailleurs, une réquisition aurait été adressée à la CBAO afin de procéder à la fermeture du compte bancaire de l’auberge.

L’enquête judiciaire devra désormais déterminer les responsabilités précises des différentes personnes mises en cause et établir les conditions dans lesquelles cette activité présumée était organisée au sein de l’établissement.

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