La concertation nationale consacrée à l’Acte IV de la décentralisation et à la mise en place des pôles-territoires a abouti à un consensus entre l’État et les collectivités territoriales. L’annonce a été faite par le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Bala Fofana, à l’issue de la rencontre présidée jeudi à Diamniadio par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Réunissant les maires et les présidents des conseils départementaux, cette concertation portait sur la réforme des collectivités territoriales, en vigueur depuis une dizaine d’années, ainsi que sur la nouvelle organisation du territoire national autour de huit pôles-territoires.

Un consensus autour de quatre axes stratégiques

Au terme des échanges, Moussa Bala Fofana s’est félicité de la convergence des points de vue. « La teneur des échanges nous permet de parler d’un consensus », a-t-il déclaré en présence du chef de l’État. Selon le ministre, les discussions ont permis de dégager quatre priorités majeures : la modernisation de la gouvernance locale et de l’architecture territoriale, l’amélioration du financement des collectivités territoriales et de la fiscalité locale, le renforcement de l’ingénierie territoriale ainsi que la mise en place d’une gouvernance rénovée reposant sur un financement plus structuré.

Huit innovations pour transformer la gouvernance locale

Moussa Bala Fofana a également dévoilé les principales innovations qui accompagneront la réforme. Parmi elles figurent l’institution d’un indice composite de viabilité des communes, le renforcement des mécanismes de gouvernance de proximité, la transformation du département en véritable outil de gouvernance économique et l’institutionnalisation du statut de l’élu local. Le ministre estime que ces évolutions nécessitent une montée en compétences des collectivités territoriales ainsi qu’une nouvelle organisation administrative davantage adaptée aux attentes des populations.

De nouvelles compétences pour les communes

La réforme prévoit également un élargissement des compétences des collectivités territoriales. Les communes se verront notamment confier davantage de responsabilités dans la gestion des déchets, la réforme foncière, l’agriculture, l’élevage, la pêche, le tourisme, l’artisanat, l’hydraulique et l’assainissement.

Un organigramme-type pour les collectivités

Afin d’accompagner cette transformation, un organigramme-type sera proposé aux communes. Selon Moussa Bala Fofana, cette nouvelle organisation prévoit la création de directions spécialisées chargées notamment de l’administration et des finances, des services techniques, de la planification urbaine, de la santé, de l’éducation et du développement local. À travers cette réforme, les autorités entendent renforcer les capacités des collectivités territoriales, améliorer la gouvernance de proximité et faire des pôles-territoires de véritables leviers de développement économique et social.

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