Le marché de l’emploi sénégalais montre des signes de fragilité au premier trimestre 2026. Selon les dernières données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le chômage élargi progresse, avec une forte exposition des jeunes, des femmes et des populations rurales.

Une hausse du chômage élargi en un an

Le Sénégal enregistre une nouvelle pression sur son marché de l’emploi. Au premier trimestre 2026, le taux de chômage élargi s’établit à 22,9 %.

Ce niveau représente une hausse de 1,2 point par rapport à la même période en 2025. À cette époque, l’indicateur s’élevait à 21,7 %.

Cette progression traduit une augmentation des difficultés d’accès à l’emploi. Elle prend également en compte les personnes sous-employées ou celles qui cherchent activement un emploi sans pouvoir intégrer rapidement le marché du travail.

Le monde rural reste le plus touché

Les disparités entre les territoires demeurent importantes. En milieu rural, le taux de chômage élargi atteint 32,0 %.

À l’inverse, les zones urbaines enregistrent un taux plus faible, estimé à 17,4 %.

Ainsi, les campagnes apparaissent comme les espaces les plus vulnérables face aux difficultés d’insertion professionnelle.

Les jeunes et les femmes davantage exposés

Par ailleurs, l’âge constitue un facteur déterminant dans l’accès à l’emploi.

Les jeunes enregistrent un taux de chômage de 28,4 %. Chez les adultes, ce taux descend à 16,8 %.

Les femmes restent également les plus affectées par le phénomène. Elles affichent les niveaux de chômage les plus élevés, quelle que soit leur zone de résidence ou leur tranche d’âge.

Un écart important avec le chômage au sens du BIT

En revanche, le taux de chômage calculé selon la définition stricte du Bureau international du travail (BIT) reste beaucoup plus faible.

Il s’établit à 5,1 % au premier trimestre 2026.

Cet écart s’explique par la différence entre les deux méthodes de calcul. Le chômage élargi intègre notamment le sous-emploi et certaines formes d’exclusion du marché du travail.

Les chiffres de l’ANSD mettent ainsi en évidence une réalité plus large des difficultés d’accès à un emploi stable et durable au Sénégal.

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