Le Collectif des détenus politiques du Sénégal (CODEPS) refuse de participer à toute rencontre avec le chef de l’État autour des événements politiques et sociaux survenus entre 2021 et 2024. L’organisation estime que les conditions d’un dialogue sincère ne sont pas réunies et rappelle qu’aucun de ses membres n’a reçu mandat pour parler en son nom.
Le CODEPS ferme la porte au dialogue
Le Collectif des détenus politiques du Sénégal (CODEPS) a annoncé son refus catégorique de prendre part à une quelconque rencontre avec le président de la République.
Dans un communiqué officiel, l’organisation justifie sa décision par l’absence, selon elle, de garanties suffisantes pour instaurer un véritable cadre de dialogue sur les événements ayant marqué le pays entre 2021 et 2024.
Vérité, justice et réparation au cœur des revendications
Le collectif affirme que les conditions actuelles ne permettent pas de faire toute la lumière sur ces événements, de rendre justice aux victimes et d’assurer une réparation qu’il juge à la hauteur des préjudices subis.
Ainsi, le CODEPS maintient ses exigences autour de trois principes majeurs : la vérité, la justice et la réparation intégrale des victimes.
Aucun membre mandaté pour représenter le collectif
Par ailleurs, le CODEPS tient à clarifier sa position sur d’éventuelles initiatives individuelles. L’organisation affirme qu’aucun de ses membres n’a été désigné pour le représenter lors d’échanges avec les autorités de l’État.
« Toute participation individuelle ne saurait engager le CODEPS », souligne le communiqué.
Le collectif prévient également qu’une démarche personnelle serait considérée comme une rupture avec le combat collectif mené depuis plusieurs années en faveur de la reconnaissance des victimes et de leurs droits.

