Le président du mouvement Dieum Kanam, Lass Badiane, hausse le ton contre le maintien d’avantages accordés à d’anciens responsables de l’État. Il demande au ministre de l’Économie et des Finances de suspendre le paiement des rémunérations d’anciens ministres intégrés au cabinet du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. Dans le même temps, il réclame au chef de la diplomatie le retrait des passeports diplomatiques détenus par d’anciens députés suppléants.

Lass Badiane conteste le recrutement d’anciens ministres

Lass Badiane, président du mouvement Dieum Kanam, a vivement réagi à la décision du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, d’intégrer une dizaine d’anciens ministres au sein de son cabinet, rapporte Les Échos. Se présentant comme le « premier militant de Bassirou Diomaye Faye », il estime que cette décision ne se justifie pas.

En conséquence, il a officiellement saisi le ministre de l’Économie et des Finances, Cheikh Diba. Dans sa correspondance, il lui demande d’ordonner l’arrêt immédiat du paiement des rémunérations de ces anciens ministres par la Direction de la Solde.

Une demande de retrait des passeports diplomatiques

Par ailleurs, Lass Badiane a adressé une lettre au ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang. Cette fois, il attire son attention sur les passeports diplomatiques que conservent d’anciens députés suppléants ayant quitté l’Assemblée nationale.

Selon lui, ces documents sont exclusivement liés à l’exercice d’une fonction officielle. Il rappelle ainsi que « le passeport diplomatique est lié à une fonction » et qu’un député qui n’est plus en fonction « perd de facto tous les avantages qui s’y rattachent ».

Mettre fin à des avantages jugés injustifiés

Estimant cette situation inadmissible, Lass Badiane demande le retrait immédiat des passeports diplomatiques des anciens parlementaires concernés ainsi que de ceux de leurs conjoints.

À ses yeux, l’État ne doit plus supporter les charges liées à des personnes qui n’exercent plus de responsabilités publiques. Il considère, en effet, que « l’État ne peut pas continuer d’entretenir des personnes qui ne sont plus à son service ».

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