Le Sénégal a lancé le processus de création de son premier Fonds fiduciaire pour la conservation de la biodiversité (FFCB-SN). Ce mécanisme vise à garantir un financement durable des aires protégées et des écosystèmes. Les autorités, avec l’appui de la Banque mondiale, veulent renforcer la gouvernance environnementale et préserver le patrimoine naturel du pays.
Le Sénégal mise sur un financement durable de la biodiversité
Le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique a lancé, mardi à Dakar, le processus de création du Fonds fiduciaire pour la conservation de la biodiversité au Sénégal (FFCB-SN).
Cette initiative réunit l’État, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile.
À travers ce fonds, les autorités souhaitent mobiliser des ressources durables pour soutenir les aires protégées et les projets communautaires de conservation.
La protection des écosystèmes devient une priorité
Le secrétaire général du ministère, Fodé Fall, a présidé la cérémonie au nom du ministre de l’Environnement.
Il a rappelé que la préservation de la biodiversité représente désormais un enjeu stratégique pour le développement du Sénégal.
Selon lui, le pays ne peut bâtir une croissance durable sans protéger ses ressources naturelles.
Il a également souligné que les écosystèmes doivent conserver leur capacité à se régénérer et à remplir leurs fonctions essentielles.
Par ailleurs, il a alerté sur l’accélération de la dégradation des milieux naturels et les effets du changement climatique.
Face à cette situation, il a estimé que la gouvernance durable des espaces de conservation constitue une priorité nationale.
Il a enfin indiqué que ce futur fonds s’inscrit dans les ambitions de l’Agenda Sénégal 2050.
La Banque mondiale renouvelle son soutien
La représentante de la Banque mondiale a salué cette initiative portée par les autorités sénégalaises.
Elle a rappelé que les fonds fiduciaires ont déjà démontré leur efficacité dans plusieurs pays.
Selon elle, ce mécanisme garantit un financement stable tout en renforçant la transparence et la confiance des partenaires.
Elle estime également que le futur fonds améliorera la gestion des aires protégées, soutiendra les communautés locales et renforcera la résilience des écosystèmes face aux changements climatiques.
Enfin, la représentante de la Banque mondiale a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le Sénégal dans la mise en place de cet instrument financier.
Une réforme pour préserver le patrimoine naturel
Avec ce projet, le Sénégal engage une réforme majeure de son financement environnemental.
Le futur Fonds fiduciaire pour la conservation de la biodiversité devra réduire le déficit de financement des aires protégées.
Les autorités espèrent ainsi préserver durablement les écosystèmes, renforcer la sécurité alimentaire et soutenir le développement économique des communautés qui dépendent des ressources naturelles.
