Des détenus transférés à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Ziguinchor observent une grève de la faim depuis le 22 juillet. Ils contestent l’obligation de présenter un certificat de non-appel et de non-opposition pour bénéficier d’un aménagement de peine. Selon eux, cette exigence n’est pas appliquée dans les autres juridictions du pays.

Une exigence judiciaire contestée

D’après des sources dignes de foi, les détenus protestataires dénoncent une condition qu’ils jugent discriminatoire. Ils estiment que la présentation de ce certificat complique l’accès aux mesures d’aménagement de peine.

Les grévistes affirment notamment que cette exigence n’existe pas dans d’autres établissements pénitentiaires du Sénégal. Ils considèrent donc cette pratique comme une entrave à leurs droits.

Ainsi, les détenus réclament une application uniforme des règles judiciaires sur l’ensemble du territoire national. Ils dénoncent, en particulier, une situation qui pourrait créer une forme de justice à deux vitesses.

La question de l’égalité devant la justice

Au-delà de la situation des détenus, cette protestation soulève également la question de l’équité territoriale dans l’application des procédures judiciaires.

Les défenseurs des droits humains appellent régulièrement à garantir une égalité de traitement entre les justiciables, quelle que soit leur région de résidence ou leur lieu de détention.

Dans ce contexte, les détenus de la MAC de Ziguinchor utilisent la grève de la faim pour attirer l’attention sur leurs revendications. Ils souhaitent notamment obtenir une clarification sur les conditions d’accès aux aménagements de peine.

La poursuite du mouvement pourrait désormais accentuer la pression sur les autorités judiciaires. Celles-ci devront apporter des réponses aux détenus et clarifier les règles applicables à l’ensemble des établissements pénitentiaires du pays.

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