La décision du nouveau directeur général de la SN-HLM, Pape Abdourakhmane Dabo, de mettre fin aux contrats de neuf agents-cadres suscite de vives réactions. Parmi les voix qui se sont élevées figure celle d’Alioune Tine, qui a vivement critiqué cette mesure.
Dans une publication diffusée vendredi, le fondateur du think tank AfrikaJom Center a estimé qu’il était « inacceptable d’inaugurer la Direction générale de la SN-HLM par le licenciement des travailleurs ». Selon lui, une telle décision envoie un signal négatif quant à l’avenir de cette société publique.
Alioune Tine considère qu’au lieu de commencer son mandat par des licenciements, la nouvelle direction devrait porter une dynamique de création d’emplois et d’espoir. « Il faut plutôt incarner l’espoir d’un développement avec des recrutements », a-t-il soutenu.
Le responsable de la société civile a également profité de cette affaire pour critiquer les modalités de nomination des dirigeants des entreprises publiques. À ses yeux, le recrutement de directeurs généraux sur des bases partisanes ou clientélistes constitue un frein à la stabilité des institutions parapubliques.
« C’est aussi l’inconvénient du recrutement des DG sur une base partisane et clientéliste », a-t-il affirmé, estimant que ces responsables se retrouvent souvent contraints de disposer d’une base politique ou d’appartenir à un parti ou à un mouvement allié au pouvoir.
Pour Alioune Tine, cette logique nuit à la continuité de la gestion des entreprises publiques et compromet la stabilité des institutions parapubliques, appelant à une gouvernance davantage fondée sur les compétences et l’intérêt général.
