Le ministre de l’Enseignement supérieur et président de Tabax-Construire, Boubacar Camara, remet la reconstitution du bloc politique de 2024 au cœur du débat sur l’avenir du pouvoir. Pour lui, les divergences actuelles ne doivent pas faire oublier la dynamique qui avait porté Bassirou Diomaye Faye à la présidence avec le soutien d’Ousmane Sonko. Il estime même qu’un retour de ce dernier dans l’Exécutif ne peut être totalement écarté.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et président de Tabax-Construire, Boubacar Camara, remet la reconstitution du bloc politique de 2024 au cœur du débat sur l’avenir du pouvoir. Pour lui, les divergences actuelles ne doivent pas faire oublier la dynamique qui avait porté Bassirou Diomaye Faye à la présidence avec le soutien d’Ousmane Sonko. Il estime même qu’un retour de ce dernier dans l’Exécutif ne peut être totalement écarté.
La recomposition du pouvoir continue d’alimenter les débats au sein de la majorité présidentielle. Boubacar Camara, lui, défend une ligne claire : retrouver l’esprit politique de 2024 pour donner davantage de cohérence à l’action du régime.
Interrogé sur l’éventualité d’un retour d’Ousmane Sonko au sein de l’Exécutif, le ministre n’a pas fermé la porte.
« Ah oui, ce n’est pas exclu », a-t-il déclaré mercredi sur RFM Matin.
Le bloc de 2024 comme boussole
Pour Boubacar Camara, la question dépasse largement la répartition des postes gouvernementaux. L’enjeu serait surtout de préserver ou de reconstruire l’alliance politique qui avait permis l’accession au pouvoir du duo Diomaye-Sonko.
« L’essentiel, c’est de tout faire pour que ce bloc se reconstitue », insiste-t-il.
Le président de Tabax-Construire considère cette unité comme un facteur déterminant pour la mise en œuvre du programme du pouvoir, notamment les ambitions de relance économique présentées par le Premier ministre Al Amine Lo dans sa Déclaration de politique générale.
Dans cette perspective, il refuse de considérer la dynamique actuelle comme totalement distincte de celle de 2024.
« Personne ne peut dissocier le Bloc de 2024 et le Bloc qui est en train d’exécuter », martèle-t-il.
Sonko de retour au gouvernement ?
C’est sur la question d’un éventuel retour d’Ousmane Sonko dans l’Exécutif que les propos du ministre prennent une dimension particulière.
Boubacar Camara estime que cette possibilité ne doit pas être définitivement écartée. Mais il nuance aussitôt en mettant en doute la volonté de l’ancien Premier ministre de reprendre ses anciennes fonctions.
« Je sais que si tu donnais à Ousmane Sonko 500 milliards pour reprendre le poste de Premier ministre, il allait refuser, car je sais ce qu’il a enduré », soutient-il.
Une manière, pour le ministre, de distinguer la nécessité politique qu’il voit dans la reconstitution du bloc de 2024 de la question personnelle d’un retour de Sonko aux affaires gouvernementales.
Retrouver la dynamique Diomaye-Sonko
Boubacar Camara assume ainsi une vision politique fondée sur les retrouvailles entre les différentes composantes de la dynamique qui avait porté le changement de pouvoir en 2024.
« Retrouver le bloc de 2024 sous la présidence du président Diomaye, qui a été élu avec le soutien du président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko. Moi, c’est ce que je crois », affirme-t-il.
Son appel intervient dans un contexte où les équilibres au sein de la majorité sont régulièrement scrutés et où la question de la cohésion politique demeure centrale pour la poursuite de l’agenda gouvernemental.
Pour le ministre, la priorité ne serait donc pas de reproduire à l’identique les structures de 2024, mais de préserver l’unité politique nécessaire à la réalisation des engagements pris devant les Sénégalais.
À travers cet appel, Boubacar Camara remet au premier plan la question des retrouvailles politiques. Et en n’excluant pas un retour d’Ousmane Sonko dans l’Exécutif, il ouvre une nouvelle fois le débat sur la configuration future du pouvoir et sur la capacité du camp présidentiel à renouer avec la dynamique qui l’avait conduit à la victoire en 2024.
