Une cinquantaine de détenus se sont évadés de la prison de Luebo, dans la province du Kasaï, en République démocratique du Congo. Les autorités soupçonnent une opération préparée et évoquent une possible implication d’agents des services de sécurité.
Une évasion minutieusement préparée
Une nouvelle évasion massive secoue le secteur pénitentiaire en République démocratique du Congo. Au Kasaï, la prison de Luebo s’est retrouvée vide après la fuite d’une cinquantaine de détenus.
Les circonstances exactes de cette évasion restent encore à déterminer. Toutefois, les autorités privilégient la piste d’une opération organisée.
Selon l’administrateur du territoire de Luebo, les détenus ont forcé les portes de la prison sans toucher aux cadenas. Ils auraient également emporté trois armes lors de leur fuite.
De leur côté, les gardiens ont pris la fuite. Cette situation a fortement perturbé la vie de la cité au lendemain de l’évasion. Les habitants redoutent en effet d’éventuelles représailles de la part de certains détenus évadés.
Les recherches se poursuivent
Face à cette situation, les autorités ont renforcé les patrouilles dans la cité et ses environs. Elles appellent également la population à signaler toute personne suspecte ou tout détenu évadé aperçu dans la région.
Les forces de sécurité poursuivent ainsi les recherches pour retrouver les fugitifs et sécuriser les populations.
Des conditions de détention régulièrement dénoncées
Cette évasion massive relance par ailleurs le débat sur les conditions de détention dans la prison territoriale de Luebo.
Depuis plusieurs années, les organisations de la société civile dénoncent la vétusté des infrastructures. Elles pointent également le manque de nourriture et de soins, ainsi que l’insuffisance des effectifs chargés de surveiller les détenus.
Les évasions restent d’ailleurs fréquentes dans cet établissement pénitentiaire. Depuis près d’une décennie, des incidents similaires surviennent régulièrement.
La surpopulation carcérale et les longues détentions préventives alimentent également les tensions au sein de la prison. Face à cette situation, Luebo apparaît comme l’un des établissements pénitentiaires les plus fragiles du pays.

