Ousmane Sonko a réagi dimanche soir à l’augmentation des prix de l’essence et du gasoil. Le président de l’Assemblée nationale dit craindre une hausse plus large du coût de la vie et évoque des « ajustements structurels ».

Sonko dénonce une hausse des prix

Ousmane Sonko n’a pas caché sa déception face à la hausse des prix du carburant. L’augmentation de l’essence et du gasoil est entrée en vigueur le 15 août 2026.

Face à des journalistes, le président de l’Assemblée nationale a affirmé que les autorités préparaient cette décision depuis plusieurs mois.

« Depuis que je suis sorti du gouvernement, ils étaient en train de voir comment faire augmenter les prix. Seulement, ils voulaient au préalable préparer l’opinion », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette évolution pourrait également concerner d’autres produits de consommation.

Une hausse évoquée lors d’un entretien avec Diomaye Faye

Ousmane Sonko est également revenu sur sa dernière rencontre avec le président Bassirou Diomaye Faye.

Il affirme avoir interrogé le chef de l’État sur une éventuelle hausse des prix des produits de consommation. « Il m’avait répondu par la négative », rapporte-t-il.

Le président de l’Assemblée nationale dit aussi avoir questionné le chef de l’État sur une éventuelle restructuration. Selon Sonko, Bassirou Diomaye Faye lui avait alors répondu par la négative.

Cependant, l’ancien Premier ministre se montre aujourd’hui sceptique face à l’évolution de la situation.

« Cela ressemble plus à un plan structurel », estime-t-il.

Sonko estime qu’une hausse pouvait être évitée

Ousmane Sonko considère que le gouvernement aurait pu éviter cette augmentation.

« Si mes instructions avaient été prises en compte, on n’allait jamais hausser les prix, malgré la crise dans le monde », soutient-il.

Selon lui, les autorités auraient même pu envisager une baisse des prix.

« Et c’est ça qu’on attend d’un gouvernement », affirme le président de l’Assemblée nationale.

Des « ajustements structurels » qui ne doivent pas pénaliser les Sénégalais

Ousmane Sonko estime désormais que le pays s’engage dans une phase d’« ajustements structurels ».

Il appelle toutefois les autorités à protéger les populations contre les conséquences de ces mesures.

« Si des mesures ont été imposées au gouvernement, il faut toujours savoir que les ajustements et la restructuration ne se feront pas au détriment de la population », a-t-il insisté.

Le président de l’Assemblée nationale met ainsi l’accent sur la nécessité de préserver le pouvoir d’achat des Sénégalais face à la hausse du coût du carburant.

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