Interpellé mardi 25 août au Parlement par Julius Malema, le président sud-africain Cyril Ramaphosa s’est engagé à faire arrêter et poursuivre les auteurs des violences xénophobes visant des migrants africains.
Malema interpelle Ramaphosa
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a répondu, mardi 25 août, aux questions des députés au Parlement. À cette occasion, Julius Malema, leader des Economic Freedom Fighters (EFF), l’a interpellé sur les violences xénophobes visant des migrants africains.
L’opposant a notamment dénoncé l’absence d’arrestations parmi les auteurs présumés de ces agressions. Selon lui, certains auraient même commis leurs actes en présence des forces de l’ordre.
« Nous savons qui sont les instigateurs et les auteurs de ces violences. Ils ont un visage », a déclaré Julius Malema. Il a également affirmé que des agresseurs avaient déchaîné leur violence contre des immigrants africains sous les yeux de policiers.
Ramaphosa promet des arrestations
Face à ces accusations, Cyril Ramaphosa a promis de faire traduire les responsables devant la justice. Le chef de l’État a toutefois précisé que les enquêteurs devaient réunir suffisamment de preuves avant d’engager de nouvelles poursuites.
Par ailleurs, le président sud-africain a indiqué que plusieurs suspects avaient déjà été arrêtés. Il a assuré que les forces de l’ordre procéderaient à d’autres interpellations au fur et à mesure de l’avancée des enquêtes.
Des sanctions contre les responsables
Cyril Ramaphosa a, en outre, promis des sanctions contre les auteurs de violences ayant causé des blessures ou des décès.
« Des mesures seront prises notamment contre ceux qui avaient causé des blessures ou des décès. Je m’engage à ce qu’ils soient punis », a affirmé le président sud-africain.
Ainsi, le gouvernement sud-africain entend renforcer sa réponse judiciaire face aux violences visant les ressortissants africains. Cette question reste particulièrement sensible dans un pays régulièrement confronté à des épisodes de violences xénophobes.

