Saddam Haftar, fils cadet du maréchal Khalifa Haftar, a été nommé « commandant général chargé » de l’Armée nationale libyenne (ANL), mercredi 27 août 2026. Une promotion qui renforce son rôle dans le camp de l’Est et relance les spéculations sur la succession de son père.
Jusqu’ici commandant général adjoint de l’ANL, Saddam Haftar pourrait désormais assumer une grande partie des responsabilités de Khalifa Haftar. Cette semaine, il a notamment reçu à Benghazi Hana Tetteh, envoyée spéciale de l’ONU pour la Libye, ainsi qu’un ministre d’État qatari chargé des Affaires étrangères.
Un héritier déjà incontournable
Né en 1991, Saddam Haftar s’est rapidement imposé au sein de l’appareil militaire construit par son père. Il a notamment dirigé la brigade Tariq bin Ziyad, accusée d’exactions, avant de devenir numéro deux de l’ANL en 2025.
Sa promotion intervient alors que le contexte libyen évolue. Après l’échec de l’offensive de Khalifa Haftar contre Tripoli en 2019, les acteurs étrangers privilégient désormais le dialogue et une possible réunification des institutions libyennes.
Saddam Haftar est ainsi devenu l’un des principaux interlocuteurs du camp de l’Est auprès des puissances occidentales et régionales.
Mais son ascension pose une question majeure : peut-il hériter du pouvoir de son père sans disposer d’une légitimité issue des urnes ?
