Face à la pression persistante sur le budget des ménages, le président Bassirou Diomaye Faye demande au gouvernement d’intensifier les mesures contre la vie chère. L’exécutif entend notamment renforcer le contrôle des prix, mieux encadrer les loyers et réorienter les subventions vers les ménages les plus vulnérables.
Renforcer le contrôle des prix
Lors du Conseil des ministres, le président de la République a demandé au gouvernement de renforcer la surveillance des prix des denrées et des services courants. Il souhaite également que les autorités appliquent avec davantage de rigueur les dispositions de la législation sénégalaise relatives aux prix et à la protection des consommateurs.
Toutefois, le gouvernement n’annonce pas, à ce stade, une baisse générale des prix. Les autorités privilégient plutôt le renforcement des contrôles et l’application effective des règles existantes afin de limiter les pratiques susceptibles de peser sur le pouvoir d’achat des ménages.
Le gouvernement veut mieux encadrer les loyers
Par ailleurs, Bassirou Diomaye Faye a demandé une régulation plus efficace du marché locatif. Il souhaite notamment que le gouvernement déploie pleinement les mécanismes réglementaires et coercitifs déjà prévus par la loi.
Cette orientation intervient dans un contexte particulièrement tendu à Dakar. Dans la capitale, le poids des loyers pèse fortement sur les revenus des ménages, alors que le déficit de logements et le déséquilibre entre l’offre et la demande continuent d’alimenter les tensions sur le marché.
Vers un meilleur ciblage des subventions
En parallèle, le gouvernement prépare un nouveau dispositif de ciblage des subventions. À travers cette réforme, les autorités veulent concentrer les aides publiques sur les ménages qui en ont le plus besoin.
Dans ce sens, le Premier ministre a demandé aux ministres concernés d’accélérer la mise en œuvre du dispositif. Le gouvernement compte notamment s’appuyer sur le Registre national unique actualisé pour identifier plus précisément les bénéficiaires.
Les bourses de sécurité familiale attendues d’ici fin septembre
Par ailleurs, le paiement des bourses de sécurité familiale doit reprendre au plus tard à la fin du mois de septembre 2026. Cette mesure s’inscrit dans la volonté affichée par les autorités de renforcer les mécanismes de protection sociale et de mieux accompagner les ménages vulnérables.
Ainsi, les annonces du gouvernement couvrent plusieurs fronts : prix des produits et services, logement, subventions et protection sociale. Leur efficacité dépendra toutefois de la rapidité de mise en œuvre des mesures, de l’intensité des contrôles et de la capacité des autorités à identifier correctement les bénéficiaires des aides.
Des mesures dans un contexte économique contraint
Ces orientations interviennent également dans un contexte économique marqué par les discussions entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI). Le pays a obtenu un accord technique de principe pour un programme de trois ans évalué à 1 243 milliards de francs CFA, soit environ 2,2 milliards de dollars.
