À moins de deux mois des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) « Dakar 2026 », la Fédération sénégalaise de lutte (FSL) entend relever le défi de la performance. Son président, Bira Sène, mise sur le renforcement des compétences techniques et le développement du beach wrestling pour permettre au Sénégal de s’illustrer sur la scène internationale.
Après l’organisation, le défi de la performance
Le Sénégal s’apprête à relever un défi historique avec l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse « Dakar 2026 ». Mais pour Bira Sène, président de la Fédération sénégalaise de lutte, la réussite de l’événement passera également par les performances des athlètes sénégalais. C’est le message qu’il a lancé lors de la clôture du séminaire de formation des techniciens de lutte, organisé du 29 août au 6 septembre 2026.
« Nous avons déjà relevé le pari de l’organisation des JOJ, mais nous devons aussi relever celui de la participation. Cela veut dire que nous devons être performants », a souligné le dirigeant sportif. Pour Bira Sène, cette ambition repose en grande partie sur la qualité de l’encadrement technique. Les techniciens jouent un rôle essentiel dans l’administration, l’organisation, la réglementation et la préparation des athlètes.
La formation des techniciens au cœur de la stratégie
Le président de la FSL estime que la performance sportive passe nécessairement par une formation continue des encadreurs.
Le séminaire a ainsi permis aux techniciens sénégalais d’échanger avec des experts internationaux et de renforcer leurs connaissances dans plusieurs domaines liés à la pratique et à l’encadrement de la lutte.
« L’éducation commence dès la naissance. Dès qu’on cesse d’apprendre, on doit arrêter son activité », a rappelé Bira Sène.
Les connaissances acquises devront désormais être mises à profit dans la préparation des athlètes et dans l’organisation des compétitions prévues lors des JOJ.
Le beach wrestling, un nouvel atout pour le Sénégal
Au-delà de la formation, la Fédération sénégalaise de lutte entend faire du beach wrestling l’un de ses principaux axes de développement. Une phase de préparation est notamment prévue à Saly, site retenu pour les compétitions de lutte de plage. L’objectif est de permettre aux athlètes de mieux s’acclimater aux conditions de compétition.
Bira Sène a salué la contribution des experts internationaux ayant participé au séminaire, notamment Célestin et Vincent Aka, ainsi que l’accompagnement de la Fédération mondiale de lutte.
Il a également mis en avant les relations de coopération et d’amitié entre les acteurs sénégalais, roumains et cap-verdiens présents dans le cadre de cette formation.
« Le beach wrestling doit être notre dada »
Pour le président de la FSL, le beach wrestling représente une véritable opportunité pour le Sénégal et le continent africain. « Le beach wrestling, ça doit être notre dada, nous Sénégalais », a-t-il lancé.
Selon lui, la longue tradition sénégalaise de lutte sur sable constitue un avantage important, même si cette pratique diffère du beach wrestling moderne.
Les lutteurs sénégalais disposent déjà de certaines aptitudes physiques et techniques qui pourraient être adaptées aux exigences de cette discipline.
L’ambition est donc de renforcer l’encadrement, d’améliorer la préparation et de développer davantage la pratique afin de faire émerger des champions capables de rivaliser avec les meilleurs athlètes du monde.
Les JOJ Dakar 2026 comme tremplin
Bira Sène considère également que la place grandissante du beach wrestling dans le mouvement sportif international ouvre de nouvelles perspectives.
Les Jeux olympiques de la jeunesse « Dakar 2026 » constituent ainsi une occasion pour le Sénégal et les autres nations africaines de démontrer leur potentiel dans cette discipline.
Le président de la FSL appelle les pays africains disposant d’une forte tradition de lutte sur sable à saisir cette opportunité pour développer le beach wrestling.
L’objectif est clair : faire des JOJ « Dakar 2026 » un tremplin pour l’émergence de nouveaux champions et contribuer à une reconnaissance internationale encore plus importante de cette discipline. Pour le Sénégal, pays de lutte par excellence, le rendez-vous olympique de Dakar pourrait ainsi marquer le début d’une nouvelle ambition sur les plages comme sur les grandes scènes sportives mondiales.
