En visite d’État à Abu Dhabi, Bassirou Diomaye Faye a échangé avec Mohammed bin Zayed Al Nahyan sur le renforcement du partenariat économique entre le Sénégal et les Émirats arabes unis. Le port de Ndayane figure parmi les projets structurants de cette coopération.

Dakar et Abu Dhabi veulent approfondir leur partenariat

Le président Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu mercredi avec le cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, président des Émirats arabes unis. La rencontre s’est tenue au Palais présidentiel d’Abu Dhabi.

Les deux dirigeants ont discuté des prochaines étapes de la coopération bilatérale. Ils ont notamment abordé les moyens de finaliser un partenariat économique entre les deux pays.

Le futur accord devrait couvrir plusieurs secteurs. Les finances, les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, la logistique et le numérique figurent parmi les domaines concernés.

Le port de Ndayane parmi les projets structurants

Le port de Ndayane occupe une place importante dans les relations économiques entre Dakar et Abu Dhabi. Situé à environ 50 kilomètres au sud de Dakar, le projet constitue l’un des grands investissements structurants associés à cet axe.

Les discussions entre les deux dirigeants visent ainsi à consolider une coopération déjà engagée dans plusieurs secteurs. Elles doivent également définir les prochaines étapes du partenariat économique.

La dette sénégalaise reste au cœur des discussions économiques

Cette visite intervient après le déplacement de Bassirou Diomaye Faye à Washington. Le chef de l’État y a rencontré Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international.

Selon Le Soleil, repris par l’APS, la responsable du FMI a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les réformes engagées par le Sénégal. Les discussions portent également sur la préparation d’un nouveau programme avec l’institution financière.

La question de la dette sénégalaise reste toutefois présente dans ces échanges. Selon les éléments rapportés par EnQuête, les discussions de Washington mettent notamment l’accent sur la liquidité et la viabilité de la dette. Les communications officielles citées ne présentent pas, à ce stade, une restructuration immédiate ou un recours au Cadre commun du G20 comme décision arrêtée.

L’Assemblée nationale attendue sur plusieurs textes

Sur le plan national, l’Assemblée nationale doit également examiner plusieurs textes lors d’une session extraordinaire prévue vendredi. L’ordre du jour comprend notamment une modification du Code pétrolier et plusieurs textes financiers.

Les députés doivent également poursuivre les discussions sur l’encadrement des fonds spéciaux. Cette question intervient après l’invalidation par le Conseil constitutionnel d’une première proposition de loi portée par des députés de Pastef.

La nouvelle initiative prévoit de limiter ces fonds à certaines dépenses liées à la défense, à la sécurité, au renseignement et aux actions diplomatiques. Les députés souhaitent également renforcer le contrôle parlementaire sur leur utilisation.

Le secteur privé attend des réponses sur les créances de l’État

Parallèlement, les préoccupations économiques restent fortes au niveau national. Les acteurs du secteur privé attendent notamment l’apurement des créances détenues sur l’État.

Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô doit rencontrer le patronat jeudi. Les discussions doivent porter sur la dette intérieure, la relance économique et la fiscalité des entreprises.

Ces différents dossiers interviennent alors que le gouvernement cherche à renforcer ses partenariats économiques extérieurs tout en poursuivant les réformes liées aux finances publiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *