Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a fixé au 30 juin 2027 la nouvelle échéance pour traiter la question des armes détenues par des groupes échappant au contrôle de l’État. Il a rappelé que les décisions de guerre et de paix doivent relever des autorités constitutionnelles.
Cette annonce intervient après le retrait des forces américaines et dans le cadre de l’accord conclu entre Washington et Bagdad en 2024. Celui-ci prévoyait notamment un processus d’intégration de certains groupes armés chiites dans les structures de l’État.
Toutefois, plusieurs factions proches de l’Iran contestent encore le calendrier annoncé par Bagdad. Elles affirment avoir engagé des discussions sur la « régulation » de leurs armes, tout en posant des conditions liées notamment au départ des forces étrangères et à l’influence américaine en Irak.
À Téhéran, les Gardiens de la Révolution ont salué le retrait américain et appelé à la fin de la présence militaire américaine dans la région. Le désarmement des groupes armés liés à l’Iran reste ainsi une question sensible pour les autorités irakiennes.
