Le Kremlin de Moscou a rejeté mercredi une grande partie des informations diffusées par les médias au sujet du décès suspect d’une laborantine en Sibérie, employée dans un institut spécialisé dans l’étude de la peste. Moscou affirme qu’aucun risque épidémique n’a été identifié dans la région.

L’affaire suscite des inquiétudes au-delà des frontières russes. Les États-Unis, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Union européenne ont appelé Moscou à faire preuve de transparence après la mort d’une employée d’un institut de recherche sur la peste en Sibérie.

Mercredi, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a également demandé des éclaircissements sur les informations faisant état d’un deuxième employé souffrant d’une pneumonie d’origine indéterminée.

Moscou appelle à se fier aux autorités sanitaires

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a rejeté les informations jugées alarmistes diffusées dans la presse.

« La grande majorité de ce que rapportent les médias concernant cette situation sont des informations fausses », a-t-il déclaré lors de son point de presse quotidien.

Dmitri Peskov a invité les médias et le public à se référer aux informations communiquées par Rospotrebnadzor, l’agence russe chargée de la protection sanitaire et du contrôle épidémiologique.

Selon le Kremlin, Moscou a déjà transmis des informations à l’OMS sur la situation.

Pas encore de conversation confirmée entre Trump et Poutine

Le dossier a également pris une dimension diplomatique. Le président américain Donald Trump a annoncé qu’il comptait s’entretenir prochainement par téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine pour évoquer la situation. Dmitri Peskov a toutefois affirmé que Moscou n’avait encore fixé aucun entretien.

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« Cela n’a pas fait l’objet de discussions concrètes pour l’instant », a déclaré le porte-parole du Kremlin.

La Russie écarte tout risque épidémique

La peste est une maladie infectieuse provoquée par une bactérie. Selon l’OMS, sa forme pulmonaire peut être particulièrement grave et se transmettre par voie respiratoire.

Pour l’heure, les autorités sanitaires russes écartent toutefois tout risque épidémique dans la région d’Irkoutsk.

Rospotrebnadzor a indiqué avoir achevé la surveillance médicale de plus de 90 % des personnes ayant été en contact avec la patiente. L’agence n’a détecté aucun signe de maladie infectieuse chez ces personnes.

Les autorités russes cherchent ainsi à rassurer la population, alors que les informations contradictoires sur l’état de santé de plusieurs employés de l’institut alimentent les interrogations sur les causes exactes du décès et sur l’existence éventuelle d’un cas de peste.

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