Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué, mercredi 14 octobre 2026, des attaques contre des installations pétrolières d’Aramco et l’aéroport de Riyad. Ces revendications interviennent après une frappe contre un bâtiment du géant pétrolier saoudien, dans un contexte d’escalade militaire au Moyen-Orient.
L’Arabie saoudite fait face à une intensification des attaques attribuées aux Houthis, soutenus par l’Iran. Mercredi, de puissantes explosions ont retenti dans la capitale, Riyad, tandis que la coalition militaire dirigée par le royaume a annoncé avoir intercepté un missile visant la ville.
Le ministère saoudien de l’Énergie avait annoncé qu’une frappe avait touché mardi soir un bâtiment d’Aramco à Dhahran, dans l’est du pays. La frappe a provoqué un incendie limité, sans faire de victimes, selon les autorités. Des employés cités par l’AFP ont également rapporté des dégâts sur une tour du siège du groupe pétrolier. L’ampleur exacte des destructions n’a toutefois pas pu être vérifiée indépendamment.
Les Houthis ont affirmé avoir ciblé le site d’Aramco à Dhahran, l’aéroport de Riyad et une raffinerie de la capitale. Ils ont également menacé de poursuivre leurs opérations contre les infrastructures pétrolières et les aéroports saoudiens.
Quatre personnes blessées à Riyad
Les autorités saoudiennes ont fait état de quatre blessés, dont deux femmes et un enfant, après la chute de débris de missiles dans la capitale. Les autorités saoudiennes ont également lancé des alertes de sécurité à Riyad et dans la région d’Al-Kharj, où se trouve une base aérienne, avant de les lever.
Ces attaques marquent une évolution préoccupante du conflit. Alors que les frappes visaient auparavant surtout les périphéries de Riyad, les explosions et les interceptions de missiles se rapprochent désormais du centre de la capitale.
Le FMI alerte sur les conséquences économiques
L’intensification des attaques inquiète également le Fonds monétaire international (FMI). L’institution redoute des répercussions sur les marchés énergétiques mondiaux, avec une possible hausse des prix des hydrocarbures si les infrastructures pétrolières saoudiennes continuent d’être visées.
Cette situation intervient alors que les tensions régionales perturbent déjà les approvisionnements énergétiques, notamment en raison des restrictions affectant le détroit stratégique d’Ormuz.
Au Yémen, le conflit se poursuit malgré les opérations militaires menées par la coalition dirigée par Riyad. Les forces gouvernementales peinent à reprendre les territoires contrôlés par les Houthis, qui maintiennent notamment la pression autour de Taëz, troisième ville du pays.
