Human Rights Watch (HRW) a dénoncé, le 14 octobre 2026, l’exécution d’au moins 31 personnes depuis fin août dans l’est de la Libye, sous le contrôle des forces du maréchal Khalifa Haftar. Une cinquantaine d’autres détenus risquent également une exécution imminente, selon l’ONG.
La vague d’exécutions a débuté le 23 août, lorsque le procureur militaire des forces de l’Est a annoncé la fusillade de dix personnes. Les autorités auraient ensuite exécuté au moins 21 autres détenus.
Les organisations de défense des droits humains dénoncent des procès militaires secrets et des aveux obtenus sous la torture. Selon Amnesty International, certains accusés n’ont pas pu choisir librement leur avocat. Les autorités n’auraient pas non plus prévenu les familles avant les exécutions ni restitué les corps aux proches.
Plusieurs victimes avaient été arrêtées à Derna et à Benghazi pendant le conflit armé de 2014 à 2018. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye reste divisée entre le gouvernement d’Abdelhamid Dbeibah, à l’ouest, et les autorités dominées par Khalifa Haftar, à l’est.
