Les relations entre la République démocratique du Congo (RDC) et la Belgique se tendent après des perquisitions menées le mercredi 14 octobre 2026 dans des résidences de proches du président Félix Tshisekedi. Kinshasa a interdit aux collaborateurs du chef de l’État tout contact avec l’ambassade belge, une mesure que Bruxelles déplore.
Kinshasa interdit les contacts avec l’ambassade belge
Les relations diplomatiques entre Kinshasa et Bruxelles traversent une nouvelle zone de turbulences. À la suite des perquisitions effectuées le 14 octobre dans des résidences de proches du président congolais Félix Tshisekedi en Belgique, les autorités de la RDC ont décidé de restreindre les contacts entre les collaborateurs du chef de l’État et la représentation diplomatique belge.
Dans une circulaire publiée le jeudi 15 octobre, les autorités congolaises ont interdit aux membres du cabinet présidentiel tout contact direct ou indirect avec l’ambassade de Belgique, ainsi qu’avec son personnel diplomatique et administratif.
Cette décision a suscité une réaction immédiate du ministère belge des Affaires étrangères. Bruxelles dit avoir appris « avec surprise » cette interdiction et estime qu’« aucune situation ne justifie l’interdiction des contacts avec l’ambassade de Belgique ».
Tout en indiquant prendre acte de la mesure, la diplomatie belge affirme la déplorer.
L’ambassadrice belge reçue par les autorités congolaises
Dans ce climat de tension, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Wagner, a reçu l’ambassadrice de Belgique pour un échange consacré à l’état des relations bilatérales.
Le ministère congolais a rendu publique une photographie de cette rencontre, sans que cet élément suffise à établir qu’il s’agissait d’une convocation officielle.
Cette audience intervient alors que les deux pays doivent gérer les conséquences diplomatiques des perquisitions et de la décision congolaise de limiter les contacts avec la représentation belge.
Denise Nyakeru Tshisekedi exprime son étonnement
L’affaire dépasse désormais le seul cadre des relations entre les deux États. Denise Nyakeru Tshisekedi, épouse du président congolais, a exprimé son étonnement dans un communiqué après la perquisition menée dans leur résidence familiale en Belgique.
Elle a également annoncé sa volonté de collaborer avec la justice belge.
Les autorités judiciaires belges n’étant pas nécessairement soumises aux considérations diplomatiques entre les deux pays, la coopération judiciaire et la gestion politique de cette affaire constituent deux dossiers distincts.
Une crise diplomatique à suivre
La décision de Kinshasa et la réaction de Bruxelles illustrent la sensibilité du dossier. L’évolution de cette crise dépendra notamment des explications que les deux gouvernements fourniront sur les perquisitions, des suites judiciaires et d’éventuelles démarches diplomatiques pour apaiser les tensions.
Pour l’heure, les déclarations officielles font apparaître un désaccord entre les deux capitales, sans permettre de conclure à une rupture des relations diplomatiques.
