Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, s’est rendu ce dimanche auprès de la famille de Mody Niang pour lui présenter ses condoléances, au lendemain du décès de l’inspecteur de l’Éducation nationale et chroniqueur. Le leader de Pastef était accompagné de plusieurs responsables politiques, venus rendre hommage à une figure connue pour ses prises de position sur la gouvernance et la transparence dans la gestion publique.
Une délégation de responsables de Pastef
À la tête d’une importante délégation de Pastef, Ousmane Sonko a effectué le déplacement auprès des proches du défunt pour leur témoigner son soutien après cette disparition.
Il était accompagné notamment d’El Malick Ndiaye, vice-président de l’Assemblée nationale, d’Abass Fall, maire de Dakar, ainsi que des anciens ministres Moustapha Ngom, Khady Diène Gaye, Yacine Fall et Marie Rose Khady Faye.
Cette visite intervient dans un contexte marqué par de nombreux hommages à Mody Niang, décédé le samedi 17 octobre 2026, à l’âge de 81 ans.
Mody Niang, une vie consacrée à l’éducation et à la veille citoyenne
Originaire de Koki, Mody Niang a d’abord consacré sa carrière à l’enseignement et à l’inspection de l’Éducation nationale, où il a atteint le grade d’inspecteur de classe exceptionnelle.
Il s’est ensuite imposé dans le débat public sénégalais comme chroniqueur et essayiste. Ses interventions, souvent critiques à l’égard des gouvernants successifs, portaient notamment sur la transparence, l’éthique et la bonne gestion des affaires publiques.
Ancien porte-parole de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), il a également été nommé président du conseil d’administration du quotidien national Le Soleil en 2024. Il a quitté cette fonction en 2025, invoquant des raisons de santé. Certains observateurs ont également interprété ce départ comme une volonté de préserver sa liberté de parole.
Ousmane Sonko promet la poursuite de son combat
À la suite du décès de Mody Niang, Ousmane Sonko avait rendu hommage à son engagement et à ses convictions, tout en saluant les conseils et les enseignements que le défunt avait apportés au débat public.
« Notre regretté ami Mody Niang, ta vie a été si pleine de sens, si dense de combats vertueux, d’engagements et d’enseignements éthiques, que ton rappel à Dieu nous laisse un sentiment partagé : le regret de ne plus pouvoir compter sur tes conseils et suggestions avisés, et la conviction que tu seras désormais mieux là où tu es, enveloppé du pardon et de la miséricorde divine », avait écrit le leader de Pastef.
Ousmane Sonko avait également promis que le combat de Mody Niang pour la transparence et une gestion rigoureuse des ressources publiques se poursuivrait.
La disparition de cet intellectuel laisse ainsi un vide dans les milieux éducatif, médiatique et citoyen, où il s’était fait connaître par ses analyses et son engagement en faveur de l’éthique publique.
