Une frappe de drone a fait au moins quatre morts et quatorze blessés à Bamina, dans le nord-est du Tchad, lundi 19 octobre 2026. Face à cette attaque non revendiquée, le gouvernement tchadien réclame une enquête pour identifier les responsables et affirme que son armée n’est pas impliquée.
Une attaque dont l’origine reste inconnue
Le gouvernement tchadien demande une enquête après une frappe de drone meurtrière survenue lundi 19 octobre à Bamina, une localité située près de la frontière avec le Soudan. Selon le représentant de l’État dans la province du Wadi Fira, l’attaque a tué quatre personnes et blessé quatorze autres, admises à l’hôpital.
Aucun groupe n’a revendiqué cette frappe. Les autorités tchadiennes cherchent donc à déterminer son origine. Le porte-parole du gouvernement rejette toute implication de l’armée nationale.
De son côté, la société civile soudanaise fait état d’un bilan de cinq morts. Parmi les victimes figurent trois réfugiés soudanais et deux bénévoles des cellules d’urgence, des réseaux communautaires qui apportent une aide aux populations touchées par la guerre.
La guerre au Soudan déborde sur le territoire tchadien
Depuis le début du conflit entre l’armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), les violences franchissent régulièrement la frontière tchadienne.
Selon une source locale, des drones ciblent fréquemment des véhicules tout-terrain qui quittent le Soudan pour rejoindre le Tchad. Ces attaques accentuent les inquiétudes dans les zones frontalières, où les populations civiles restent exposées aux conséquences du conflit.
En mai dernier, une frappe de drone avait déjà touché la ville frontalière de Tiné. Cette attaque avait fait au moins quatorze morts.
Face à la répétition de ces incidents, les autorités tchadiennes veulent établir les circonstances de la frappe de Bamina et identifier ses responsables.
