Le président de DEFAR, le professeur Seydina Omar Ba, appelle à repenser le modèle de développement du Sénégal en mettant davantage l’accent sur les conditions de vie des populations. Il défend des priorités centrées sur l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, l’agriculture et l’accès à l’eau.

Pour Seydina Omar Ba, les ressources du Sénégal n’ont pas suffisamment contribué à améliorer le bien-être des citoyens depuis l’indépendance. Il estime que les politiques publiques doivent mieux répondre aux besoins quotidiens des familles, au-delà des infrastructures et des indicateurs de croissance.

Dans cette perspective, il évoque également les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Selon lui, ces divergences politiques s’ajoutent aux difficultés économiques et sociales rencontrées par de nombreux Sénégalais. EMedia rapporte son appel à revoir les priorités nationales.

L’éducation, l’emploi et l’accès à l’eau au centre des priorités

Le président de DEFAR défend un accès équitable à une éducation de qualité pour tous les enfants, indépendamment de leur lieu de naissance. Il plaide également pour une meilleure reconnaissance du travail des femmes et davantage de perspectives pour les jeunes confrontés au chômage ou tentés par l’émigration.

L’accès à l’eau constitue une autre préoccupation. Seydina Omar Ba cite notamment les difficultés d’approvisionnement à Salémata, Khossanto, Touba Pégou et Kessanofa. Il appelle ainsi à mieux mobiliser les ressources hydriques pour répondre aux besoins des populations.

Sur le plan agricole, il souhaite réorganiser la production et renforcer la place des cultures locales, notamment le mil, le niébé et le maïs. Cette orientation vise, selon lui, à soutenir la souveraineté alimentaire et à améliorer les revenus des producteurs.

Le secteur de la santé figure également parmi ses préoccupations. Il relève le manque de moyens de certains établissements, les limites des plateaux techniques et les besoins en personnel soignant. Il préconise, en parallèle, une réforme de l’éducation mieux adaptée aux réalités nationales et aux métiers nécessaires au développement du pays.

Le rôle des intellectuels dans le débat national

Au-delà des politiques publiques, cette réflexion pose la question de la contribution des intellectuels aux débats qui traversent le Sénégal.

Dans cette dynamique, Mamadou Moustapha Sène, auteur de Appel à l’Unité pour le Changement et l’Innovation, publié en juillet 2025, défend l’idée que le savoir doit contribuer à la transformation de la société. Évoquant les divergences entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, il met en garde contre le risque de laisser les passions politiques prendre le dessus sur l’analyse.

« La pire trahison de l’intellectuel est de mettre son savoir au service des passions plutôt qu’au service de la vérité », affirme-t-il.

Né à Touba Pégou, dans la région de Thiès, Seydina Omar Ba s’appuie également sur l’expérience de son village pour illustrer les enjeux du développement local. Il rappelle que la localité a été électrifiée en 2001 grâce à la coopération japonaise.

À travers ses propositions, le président de DEFAR appelle ainsi à un modèle de développement qui associe les investissements économiques à des améliorations concrètes des conditions de vie des Sénégalais.

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