Les femmes transformatrices, les pêcheurs et les organisations professionnelles de Cap Skirring et d’Élinkine ont présenté leurs principales doléances à la ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, et à la FAO. Ces échanges ont eu lieu jeudi 22 octobre 2026, lors du lancement des travaux de construction d’unités modernes de transformation de poisson dans les deux localités.

À Cap Skirring, les femmes transformatrices ont demandé la réhabilitation de la chambre froide en panne, la construction d’une usine de glace et un meilleur accès au financement. De leur côté, les pêcheurs ont plaidé pour l’installation de pontons, le renforcement du balisage maritime et l’aménagement de nouveaux espaces dédiés à leurs activités.

Les groupements d’intérêt économique (GIE) ont également présenté plusieurs besoins. Ils ont notamment réclamé l’élargissement de la route menant au quai, la création d’une unité de transformation et d’une usine de farine de poisson. Ils ont, en outre, demandé la mise à disposition d’une ambulance pour faciliter les évacuations d’urgence.

À Élinkine, des besoins en équipements et en conservation

À Élinkine, les femmes transformatrices ont insisté sur l’achèvement des infrastructures en cours et la sécurisation du site. Elles ont aussi demandé des équipements de meilleure qualité, des moyens logistiques et financiers adaptés ainsi que le développement de la pisciculture.

L’absence d’une usine de glace constitue également une préoccupation majeure. Cette situation oblige les pêcheurs à supporter des coûts de transport supplémentaires pour conserver leurs prises.

Le Conseil local de pêche artisanale (CLPA) a, pour sa part, mis en avant le besoin d’équipements de conservation, l’amélioration de l’alimentation électrique et un accompagnement renforcé des femmes du secteur.

La ministre et la FAO réaffirment leur engagement

En réponse à ces préoccupations, la ministre Amy Mara Dièye a souligné les bénéfices attendus des nouvelles unités de transformation. Selon elle, ces infrastructures doivent améliorer les conditions de travail, limiter les pertes après la capture, renforcer la qualité des produits halieutiques et favoriser la création de revenus et d’emplois, notamment pour les femmes et les jeunes.

La ministre a également appelé les professionnels à préserver durablement les ressources halieutiques. Elle a notamment évoqué les effets du changement climatique et la pression exercée sur les stocks de poissons.

De son côté, Bintia Stephen Tchicaya, coordonnatrice sous-régionale de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest et représentante par intérim au Sénégal, a réaffirmé l’engagement de l’organisation à accompagner les communautés bénéficiaires.

Elle a souligné que les infrastructures devraient contribuer à améliorer les conditions de travail des femmes, à renforcer leur autonomie économique, à réduire les pertes après capture et à offrir de nouvelles perspectives aux jeunes.

Malgré ces engagements, les acteurs de Cap Skirring et d’Élinkine attendent des réponses concrètes à leurs doléances. Ils espèrent notamment des améliorations en matière de conservation du poisson, de financement, d’équipements et d’infrastructures d’appui, afin de renforcer durablement la filière halieutique en Casamance.

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