Tchad-France : des avions de chasse français attendus à N’Djamena, une première depuis janvier 2025
Près de dix mois après le départ des derniers soldats français du Tchad, Paris s’apprête à y faire revenir temporairement des avions de chasse. L’état-major des armées françaises a confirmé, jeudi 29 octobre, l’arrivée prochaine de deux Mirage 2000 et d’un avion de transport CASA pour une « escale technique » de courte durée, accompagnée d’actions de formation. Cette opération, qui s’inscrit dans le cadre d’un exercice militaire prévu en Côte d’Ivoire et au Gabon, marque une nouvelle étape dans la reprise de la coopération militaire entre Paris et N’Djamena.
Le dispositif militaire français s’apprête à effectuer un retour ponctuel sur le territoire tchadien. Selon l’état-major des armées, deux avions de chasse Mirage 2000 et un appareil de transport CASA feront prochainement escale au Tchad. Cette présence temporaire comprendra également des actions de formation.
Toutefois, les autorités françaises n’ont communiqué aucune date précise pour cette escale. Elles indiquent simplement que les appareils rejoindront un exercice militaire organisé en Côte d’Ivoire et au Gabon, du 8 au 30 novembre, avec la participation d’une trentaine de militaires.
Cette opération intervient dans un contexte diplomatique marqué par le rapprochement entre les présidents français et tchadien. Il y a deux semaines, leur rencontre à l’Élysée a abouti à la signature d’une déclaration d’intention destinée à relancer leur coopération.
Paris et N’Djamena amorcent une nouvelle étape militaire
Ce retour des appareils français intervient après la dénonciation des accords de défense par le Tchad en novembre 2024 et le départ des derniers militaires français, fin janvier 2025.
À travers cette initiative, les deux pays semblent vouloir tourner la page de cette période de tensions et redéfinir les contours de leur partenariat militaire. Pour Paris, il s’agit désormais de relancer la coopération avec N’Djamena tout en respectant les nouvelles exigences exprimées par les autorités tchadiennes.
En effet, le Tchad fait face à plusieurs défis sécuritaires, notamment la surveillance de ses frontières, où opèrent des groupes rebelles. Par ailleurs, ses relations avec certains pays voisins, notamment le Soudan, la République centrafricaine et, plus récemment, le Niger, connaissent des tensions.
De son côté, la France cherche à renouer avec un partenaire stratégique dans une région sahélienne où son influence militaire a considérablement reculé ces dernières années.
À Paris, l’état-major insiste ainsi sur une reprise de la coopération « dans le respect de la souveraineté du Tchad ». Une formulation qui revêt une importance particulière puisque N’Djamena avait précisément invoqué ce principe pour justifier la dénonciation des accords de défense en novembre 2024.
« Il n’y a jamais eu de rupture », affirme une source tchadienne
Du côté tchadien, les autorités présentent cette reprise des activités militaires comme l’application d’une feuille de route convenue entre les deux chefs d’État.
Une source gouvernementale explique que les escales des avions français découlent d’un accord établi le 29 janvier 2026 et négocié directement entre l’Élysée et le palais Toumaï, sans passer par les ministères des Affaires étrangères, rapporte notre correspondante à N’Djamena, Nadia Ben Mahfoudh.
Une autre source tchadienne proche des négociations tient à relativiser la portée de la rupture militaire de 2024. « Il n’y a jamais eu de rupture », assure-t-elle. Selon cette source, la fermeture des bases françaises devait avant tout « instaurer une nouvelle dynamique », tandis que les activités de formation se sont poursuivies.
Un éventuel retour des militaires français soumis à l’accord de N’Djamena
Au-delà de cette escale technique, les autorités tchadiennes évoquent également la possibilité d’un redéploiement de militaires français sur leur territoire.
Une source gouvernementale affirme que l’armée française pourrait revenir au Tchad en cas de besoin, à condition d’obtenir l’accord préalable de N’Djamena. Pour l’heure, Paris n’a formulé aucune demande en ce sens.
« Mais si la France le demandait, nous l’accepterions », précise cette source.
Toutefois, le Tchad entend préserver sa liberté de choix en matière de coopération militaire. Les autorités poursuivent ainsi leur stratégie de diversification des partenariats et maintiennent leurs relations avec plusieurs autres puissances, notamment la Russie, la Turquie et la Chine.
Ce retour ponctuel des avions français pourrait donc ouvrir une nouvelle séquence dans les relations entre Paris et N’Djamena, sans pour autant signifier un retour au dispositif militaire qui prévalait avant janvier 2025.
Près de dix mois après le départ des derniers soldats français du Tchad, Paris s’apprête à y faire revenir temporairement des avions de chasse. L’état-major des armées françaises a confirmé, jeudi 29 octobre, l’arrivée prochaine de deux Mirage 2000 et d’un avion de transport CASA pour une « escale technique » de courte durée, accompagnée d’actions de formation. Cette opération, qui s’inscrit dans le cadre d’un exercice militaire prévu en Côte d’Ivoire et au Gabon, marque une nouvelle étape dans la reprise de la coopération militaire entre Paris et N’Djamena.
Le dispositif militaire français s’apprête à effectuer un retour ponctuel sur le territoire tchadien. Selon l’état-major des armées, deux avions de chasse Mirage 2000 et un appareil de transport CASA feront prochainement escale au Tchad. Cette présence temporaire comprendra également des actions de formation.
Toutefois, les autorités françaises n’ont communiqué aucune date précise pour cette escale. Elles indiquent simplement que les appareils rejoindront un exercice militaire organisé en Côte d’Ivoire et au Gabon, du 8 au 30 novembre, avec la participation d’une trentaine de militaires.
Cette opération intervient dans un contexte diplomatique marqué par le rapprochement entre les présidents français et tchadien. Il y a deux semaines, leur rencontre à l’Élysée a abouti à la signature d’une déclaration d’intention destinée à relancer leur coopération.
Paris et N’Djamena amorcent une nouvelle étape militaire
Ce retour des appareils français intervient après la dénonciation des accords de défense par le Tchad en novembre 2024 et le départ des derniers militaires français, fin janvier 2025.
À travers cette initiative, les deux pays semblent vouloir tourner la page de cette période de tensions et redéfinir les contours de leur partenariat militaire. Pour Paris, il s’agit désormais de relancer la coopération avec N’Djamena tout en respectant les nouvelles exigences exprimées par les autorités tchadiennes.
En effet, le Tchad fait face à plusieurs défis sécuritaires, notamment la surveillance de ses frontières, où opèrent des groupes rebelles. Par ailleurs, ses relations avec certains pays voisins, notamment le Soudan, la République centrafricaine et, plus récemment, le Niger, connaissent des tensions.
De son côté, la France cherche à renouer avec un partenaire stratégique dans une région sahélienne où son influence militaire a considérablement reculé ces dernières années.
À Paris, l’état-major insiste ainsi sur une reprise de la coopération « dans le respect de la souveraineté du Tchad ». Une formulation qui revêt une importance particulière puisque N’Djamena avait précisément invoqué ce principe pour justifier la dénonciation des accords de défense en novembre 2024.
« Il n’y a jamais eu de rupture », affirme une source tchadienne
Du côté tchadien, les autorités présentent cette reprise des activités militaires comme l’application d’une feuille de route convenue entre les deux chefs d’État.
Une source gouvernementale explique que les escales des avions français découlent d’un accord établi le 29 janvier 2026 et négocié directement entre l’Élysée et le palais Toumaï, sans passer par les ministères des Affaires étrangères, rapporte notre correspondante à N’Djamena, Nadia Ben Mahfoudh.
Une autre source tchadienne proche des négociations tient à relativiser la portée de la rupture militaire de 2024. « Il n’y a jamais eu de rupture », assure-t-elle. Selon cette source, la fermeture des bases françaises devait avant tout « instaurer une nouvelle dynamique », tandis que les activités de formation se sont poursuivies.
Un éventuel retour des militaires français soumis à l’accord de N’Djamena
Au-delà de cette escale technique, les autorités tchadiennes évoquent également la possibilité d’un redéploiement de militaires français sur leur territoire.
Une source gouvernementale affirme que l’armée française pourrait revenir au Tchad en cas de besoin, à condition d’obtenir l’accord préalable de N’Djamena. Pour l’heure, Paris n’a formulé aucune demande en ce sens.
« Mais si la France le demandait, nous l’accepterions », précise cette source.
Toutefois, le Tchad entend préserver sa liberté de choix en matière de coopération militaire. Les autorités poursuivent ainsi leur stratégie de diversification des partenariats et maintiennent leurs relations avec plusieurs autres puissances, notamment la Russie, la Turquie et la Chine.
Ce retour ponctuel des avions français pourrait donc ouvrir une nouvelle séquence dans les relations entre Paris et N’Djamena, sans pour autant signifier un retour au dispositif militaire qui prévalait avant janvier 2025.

