La France connaît, ce samedi 31 octobre, une nouvelle journée de manifestations contre la vie chère. Pour ce troisième acte, syndicats lycéens et Gilets jaunes appellent à la mobilisation. Face aux risques de violences et de pillages, le ministère de l’Intérieur a déployé 70 000 policiers et gendarmes sur l’ensemble du territoire.
Un dispositif policier renforcé
Après les mobilisations des 17 et 24 octobre, les autorités redoutent de nouveaux débordements. Le ministère de l’Intérieur qualifie cette journée de « risque très élevé de troubles à l’ordre public », notamment en raison des appels aux pillages diffusés sur les réseaux sociaux.
À Paris, la préfecture de police a interdit le parcours initial entre Bastille et Nation. Malgré la suspension de cette interdiction par le tribunal administratif, le Conseil d’État a finalement donné raison aux autorités. Un couvre-feu a également été instauré dans certains secteurs de la capitale, de 23 heures à 6 heures.
Les commerçants et les manifestants sous tension
Les commerçants redoutent de nouvelles dégradations et une baisse de leur chiffre d’affaires après deux week-ends difficiles. Plusieurs professionnels constatent déjà une diminution de la fréquentation de leurs boutiques.
De leur côté, les lycéens réclament davantage de moyens pour l’éducation, notamment des enseignants supplémentaires et des classes moins chargées. Les Gilets jaunes défendent, quant à eux, la revalorisation des salaires, le renforcement des services publics et l’amélioration du pouvoir de vivre.
Cette troisième journée de mobilisation se déroule dans un climat tendu, entre revendications sociales, inquiétudes économiques et crainte de nouveaux affrontements.
