Au Niger, l’ancien ministre de la Défense Kalla Moutari serait toujours maintenu à la gendarmerie de Niamey, plus de deux mois après son interpellation dans le département de Dakoro, dans la région de Maradi. Selon plusieurs sources, il n’aurait toujours pas été présenté à un juge, tandis que ses soutiens dénoncent un dossier qu’ils estiment vide.

Plus de deux mois après son arrestation, le sort de Kalla Moutari reste entouré de silence. L’ancien ministre de la Défense de Mahamadou Issoufou aurait été interpellé dans le département de Dakoro, trois jours après la tentative de déstabilisation survenue à Niamey, à la fin du mois d’août 2026.

Selon plusieurs sources, des véhicules de la gendarmerie l’avaient alors conduit dans la capitale nigérienne. Depuis, il serait toujours retenu dans les locaux de la gendarmerie de Niamey. À ce stade, aucune communication officielle n’a précisé les motifs de son maintien en détention.

Ses proches dénoncent une procédure sans fondement

Ancien ministre de la Défense entre 2016 et 2019, sous la présidence de Mahamadou Issoufou, Kalla Moutari aurait déjà été entendu par les enquêteurs. Toutefois, les mêmes sources affirment qu’il n’a toujours pas été présenté à un juge.

Ses soutiens dénoncent ainsi un dossier qu’ils jugent vide et s’interrogent sur les raisons de cette détention prolongée. Ils assurent par ailleurs que l’ancien responsable politique se porte bien et conserve son moral.

Ce n’est pas la première fois que Kalla Moutari se retrouve dans une telle situation. En effet, il avait déjà été arrêté en 2023, après le coup d’État du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), avant d’être libéré environ un an et demi plus tard.

Deux autres personnalités également retenues

Par ailleurs, deux autres personnalités liées à la région de Dakoro seraient également retenues à la gendarmerie de Niamey.

Il s’agit de Kalla Ankourao, ancien ministre des Affaires étrangères et ex-vice-président de l’Assemblée nationale du Niger. Cadre du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), aujourd’hui dissous, il serait lui aussi concerné par cette affaire.

La troisième personne mentionnée est Harouna Hadiza Adamou, ancienne conseillère du Conseil consultatif pour la refondation, récemment révoquée de ses fonctions.

En l’absence de communication officielle sur les motifs de ces interpellations et sur l’évolution des procédures, les circonstances exactes de leur maintien à la gendarmerie restent à éclaircir.

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