À quelques mois de l’élection présidentielle de la FIFA, prévue en mars 2027, Gianni Infantino devra faire face à plusieurs concurrents. Après le Suisse Ramon Vega, le Japonais Kozo Tashima, président d’honneur de la Fédération japonaise de football (JFA), a officiellement annoncé sa candidature. Il entend notamment défendre une gouvernance plus collégiale et une répartition plus équitable des ressources de l’instance mondiale.
La course à la présidence de la FIFA se dessine progressivement. Alors que Gianni Infantino brigue un nouveau mandat à la tête de l’instance mondiale du football, sa candidature intervient dans un contexte marqué par des critiques sur sa gouvernance et des contestations autour de certaines orientations économiques.
Parmi les sujets qui ont suscité des réactions figure notamment un projet visant à ouvrir une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Cette perspective aurait provoqué des réserves dans plusieurs milieux du football.
Toutefois, le président sortant ne sera pas seul dans la course. Le président d’honneur de la Fédération japonaise de football, Kozo Tashima, a annoncé jeudi sa candidature, avec le soutien de la JFA.
Kozo Tashima veut promouvoir les valeurs du football japonais
En annonçant sa candidature, le dirigeant japonais a insisté sur les principes qu’il souhaite défendre au sein de la FIFA.
« Je suis reconnaissant de pouvoir faire cette annonce avec le soutien total de la JFA. Il ne s’agit pas de gagner ou de perdre, mais de transmettre au monde l’attitude sincère, solide et éthique que le football japonais a cultivée », a-t-il déclaré.
Il estime que ces valeurs doivent davantage guider la gestion de l’instance mondiale. « Ce sont précisément les valeurs que nous avons préservées et dont la FIFA a besoin aujourd’hui. J’ai décidé de me présenter pour faire connaître ces valeurs au monde entier », a-t-il ajouté.
Une gouvernance plus collégiale et une répartition équitable des ressources
Au-delà des valeurs, Kozo Tashima entend placer la gouvernance de la FIFA au cœur de son projet. Il plaide notamment pour davantage de concertation entre les 211 associations membres.
Selon lui, la recherche de bénéfices demeure légitime, mais les modalités de répartition des ressources doivent faire l’objet de discussions approfondies entre les fédérations.
Le candidat japonais critique ainsi une organisation qu’il considère trop centralisée. « Une direction fondée sur les décisions unilatérales d’une minorité est inacceptable », affirme-t-il.
Ramon Vega également candidat face à Infantino
Kozo Tashima n’est pas le seul à vouloir briguer la présidence de la FIFA face à Gianni Infantino. Le Suisse Ramon Vega, âgé de 55 ans, a lui aussi annoncé sa candidature.
Les prochaines semaines permettront de mieux cerner les programmes et les propositions des différents prétendants. En attendant, les débats sur la gouvernance, la transparence financière et la répartition des revenus s’annoncent au cœur de cette échéance électorale.
