Le ministre sénégalais de l’Énergie et du Pétrole, Abdourahmane Diouf, a défendu mardi à Moscou la stratégie du Sénégal en matière de gaz domestique. Il entend notamment transformer le système électrique, développer les usages industriels du gaz et garantir l’accès universel à l’électricité.

Le Sénégal mise sur le gaz pour transformer son système énergétique

À Moscou, Abdourahmane Diouf a réaffirmé l’ambition du Sénégal de développer les usages du gaz naturel. Le ministre intervenait lors de la rencontre biannuelle du Forum des pays exportateurs de gaz, organisée dans la capitale russe sous la présidence de Vladimir Poutine.

« Notre stratégie de développement du gaz domestique vise à transformer structurellement notre système électrique, développer les usages industriels du gaz et garantir l’accès universel à l’électricité », a-t-il déclaré.

Le Sénégal participe à cette rencontre en qualité de membre observateur. Pour Abdourahmane Diouf, cette présence traduit la volonté du pays de renforcer son dialogue avec le Forum et de contribuer aux réflexions sur l’avenir de l’industrie gazière mondiale.

Le gaz naturel au cœur des enjeux de sécurité énergétique

Le ministre a souligné l’importance du gaz naturel dans un contexte marqué par les défis de sécurité des approvisionnements, de compétitivité économique et de responsabilité environnementale.

« Le monde traverse une période de profonde transformation énergétique », a-t-il rappelé, estimant que le gaz naturel conservera une place essentielle dans le système énergétique mondial au cours des prochaines décennies.

Selon lui, cette ressource présente plusieurs avantages, notamment sa flexibilité, sa complémentarité avec les énergies renouvelables et sa contribution à la sécurité des systèmes électriques. Elle peut ainsi accompagner la transformation économique des pays.

Abdourahmane Diouf plaide pour une transition énergétique équitable

Le ministre a également insisté sur la nécessité d’adapter les choix énergétiques aux réalités économiques et sociales des États, en particulier en Afrique.

À ses yeux, la transition énergétique doit tenir compte des différences de développement entre les pays et de leur contribution aux émissions de gaz à effet de serre.

« Une transition énergétique ne saurait être juste si elle impose aux pays en développement de renoncer aux ressources sur lesquelles les économies les plus industrialisées ont largement construit leur prospérité », a-t-il affirmé.

Il a également estimé que les pays ayant le moins contribué aux émissions ne devraient pas supporter une part disproportionnée des coûts économiques et financiers de cette transition.

À travers cette intervention, le Sénégal défend ainsi une approche qui associe développement du gaz naturel, sécurité énergétique et prise en compte des besoins des économies africaines.

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