Après près d’un an de détention provisoire pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux et d’escroquerie portant sur plus de 91 milliards de francs CFA, l’homme d’affaires Seydou Sarr, plus connu sous le nom de Tahirou Sarr, a recouvré la liberté. Le Pool judiciaire financier (PJF) a ordonné sa mise en liberté sous contrôle judiciaire.

Le juge ordonne la levée du mandat de dépôt

Le président du Collège des juges d’instruction, Idrissa Diarra, a prononcé la mainlevée du mandat de dépôt visant le patron de Sofico. Le magistrat a notamment mis en avant le caractère « sérieux » des contestations soulevées par la défense.

Une liberté strictement encadrée

Malgré cette décision, la libération de Tahirou Sarr demeure assortie de mesures particulièrement contraignantes, rapporte L’Observateur. Le quotidien du Groupe futurs médias évoque cinq restrictions majeures imposées par la justice.

Interdiction de quitter le territoire et gel partiel des finances

La justice interdit à l’homme d’affaires toute sortie du territoire national sans autorisation préalable de l’autorité judiciaire compétente. Elle l’oblige également à remettre l’ensemble de ses passeports au greffier du cabinet d’instruction.

Par ailleurs, Tahirou Sarr ne peut effectuer aucune opération ou transaction bancaire sans lien direct avec les dépenses courantes nécessaires à la prise en charge des besoins de son ménage.

Silence médiatique et rupture de contact imposés

En plus de ces restrictions, la justice lui interdit toute communication publique relative aux faits faisant l’objet de la procédure. Elle lui enjoint également de s’abstenir de toute fréquentation ou de tout contact avec ses co-inculpés visés dans l’acte de poursuite.

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