L’enquête sur l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et Cie » franchit une nouvelle étape. Les enquêteurs ont reçu une liste de 13 personnes supplémentaires et poursuivent activement les investigations.

La Brigade de recherches multiplie les arrestations

La Brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar a procédé, durant le week-end, à quatre nouvelles interpellations entre Saly et Dakar.

Les gendarmes ont d’abord arrêté Ibrahima Magib Seck à Saly. Il est présenté comme le fils de Saer Seck, président de l’Institut Diambars.

Son interpellation a conduit les enquêteurs à arrêter trois autres personnes à Dakar, dont un ressortissant français.

Des éléments saisis et exploités

Selon le journal Libération, les enquêteurs ont exploité le téléphone portable d’Ibrahima Seck et y ont découvert des vidéos à caractère intime le montrant avec d’autres hommes. Ces éléments s’ajoutent aux pièces déjà versées au dossier.

Les arrestations s’inscrivent dans le cadre de la délégation judiciaire que le juge du premier cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye a confiée à la Brigade de recherches de Keur Massar. Cette procédure fait suite aux placements sous mandat de dépôt de plusieurs mis en cause, dont Pape Cheikh Diallo et ses co-prévenus.

Des chefs d’accusation lourds

Le parquet poursuit les mis en cause pour « association de malfaiteurs, actes contre nature avec transmission volontaire du VIH/Sida par rapports sexuels non protégés, mise en danger de la vie d’autrui, trafic de drogue et blanchiment de capitaux ».

Les enquêteurs cherchent désormais à établir les responsabilités individuelles et à déterminer l’ampleur du réseau présumé.

Un nom déjà cité dans l’affaire Hiba Thiam

Les médias avaient déjà cité Ibrahima Magib Seck dans l’affaire Hiba Thiam, sans que la justice ne le poursuive à l’époque.

Hiba Thiam est décédée lors d’une soirée privée organisée dans un appartement meublé du quartier des Almadies, à Dakar. L’autopsie avait conclu à une overdose de drogue associée à un arrêt cardiaque.

L’enquête en cours devra désormais confirmer ou infirmer les éléments recueillis et situer les responsabilités dans ce dossier aux multiples ramifications.

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