Les autorités algériennes ont annoncé, dimanche, l’arrestation de 61 ressortissants marocains au début du mois d’octobre. Selon la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), les suspects auraient préparé des actes de sabotage susceptibles de porter atteinte à la sécurité et à l’ordre publics.

Les autorités algériennes accusent 61 ressortissants marocains d’avoir projeté des actes de sabotage sur leur territoire. Dans un communiqué relayé dimanche par les médias publics, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a annoncé leur arrestation au début du mois d’octobre, sans toutefois préciser la nature des opérations qu’ils auraient envisagées.

La police algérienne présente les suspects comme les membres d’un « réseau criminel international marocain ». Parmi les personnes arrêtées figure un ancien militaire de l’armée marocaine, selon la même source.

D’après la DGSN, les suspects « s’apprêtaient à commettre des actes de sabotage portant atteinte à la sécurité et à l’ordre publics dans le pays ». Les autorités n’ont cependant fourni aucun détail supplémentaire sur les cibles présumées ni sur les circonstances précises de leur interpellation.

Un passage par la Tunisie avant leur arrivée en Algérie

Selon la version communiquée par les services de sécurité algériens, les 61 ressortissants marocains auraient d’abord atterri en Tunisie avant de rejoindre l’Algérie en empruntant des pistes de montagne.

Les autorités n’ont pas précisé les éléments matériels sur lesquels elles fondent leurs accusations. Les faits rapportés à ce stade reposent donc sur les déclarations officielles de la DGSN.

Des relations algéro-marocaines toujours tendues

Cette affaire intervient dans un contexte de fortes tensions entre l’Algérie et le Maroc. En août 2021, Alger a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec Rabat, sur fond de différends politiques et sécuritaires persistants.

La question du Sahara occidental demeure au cœur de leur rivalité. Le Maroc revendique sa souveraineté sur ce territoire et défend un plan d’autonomie sous sa souveraineté, tandis que l’Algérie soutient le Front Polisario, qui réclame l’autodétermination du peuple sahraoui.

Les deux pays s’opposent également sur plusieurs questions régionales et s’accusent régulièrement d’ingérence. Leur frontière terrestre commune reste fermée depuis 1994.

L’annonce de ces arrestations ajoute ainsi un nouvel épisode sécuritaire aux tensions entre les deux voisins. À ce stade, les autorités algériennes n’ont pas rendu publics davantage d’éléments permettant d’établir précisément la nature du projet présumé.

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