Une ancienne top-modèle à la tête du Comité Miss Sénégal
Amina Badiane n’est pas une inconnue pour les Sénégalais. Invitée de l’émission Sitöé, consacrée au leadership féminin, elle est revenue sur son parcours et son rôle à la tête du Comité Miss Sénégal.
Première femme à diriger l’institution après 26 ans de gestion de Moïse Ambroise Gomis, elle a marqué un tournant dans l’histoire du concours.
Ancienne top-modèle internationale, elle a évolué sur les podiums de Milan et signé des contrats aux États-Unis avant de racheter les droits de Miss Sénégal. Dès 2015, elle affiche son ambition de redonner au concours son prestige.
Une présidence marquée par une crise médiatique
En 2021, le comité traverse une forte polémique.
Ndèye Fatima Dione, Miss Sénégal 2020, accuse un viol lors d’un voyage officiel. L’affaire provoque une importante controverse médiatique.
La réaction d’Amina Badiane, qui évoque la responsabilité de la victime et demande des preuves, entraîne des plaintes pour apologie du viol et complicité.
Cette crise fragilise l’image du concours et ralentit ses réformes. Dans l’émission Sitöé, elle revient pour la première fois en détail sur cet épisode qu’elle qualifie de « rocambolesque ».
Des réformes pour moderniser Miss Sénégal
Malgré les controverses, Amina Badiane poursuit la transformation de l’institution.
En février 2026, elle autorise le port du voile pour les candidates et ouvre le concours aux binationaux, sous réserve de présenter un certificat de nationalité.
Elle lance également la décentralisation des sélections dans les 14 régions du Sénégal afin de renforcer l’équité.
Par ailleurs, elle engage des discussions pour accueillir l’élection de Miss Monde à Dakar.
Elle plaide aussi pour une institutionnalisation du comité par l’État, afin de renforcer son cadre juridique et organisationnel.
Une institution en quête d’un nouvel équilibre
Depuis 1960, Miss Sénégal désigne les ambassadrices du pays.
Sous la direction d’Amina Badiane, l’institution cherche un nouvel équilibre entre rigueur, inclusion et respect des valeurs culturelles et religieuses.
Aujourd’hui blanchie par la justice, elle affirme vouloir tourner la page des polémiques et ouvrir une nouvelle phase de reconstruction pour Miss Sénégal.
