Des chercheurs alertent sur la présence de substances chimiques potentiellement dangereuses
Dakar – Les extensions de cheveux, perruques et tissages, largement utilisés pour des raisons esthétiques, pourraient présenter des risques pour la santé. Selon une enquête relayée par BBC Afrique, des chercheurs ont identifié de nombreuses substances chimiques préoccupantes dans ces produits.
Un cocktail chimique mis en évidence
D’emblée, les scientifiques ont analysé plusieurs échantillons d’extensions, qu’elles soient naturelles ou synthétiques.
Résultat : ils ont détecté près de 50 substances chimiques dans la quasi-totalité des produits testés.
Parmi elles figurent des retardateurs de flamme, des résidus de pesticides et des phtalates, connus pour être des perturbateurs endocriniens. Certains de ces composés sont également classés comme potentiellement cancérigènes.
Même les cheveux “naturels” ne sont pas épargnés
Contrairement aux idées reçues, les extensions dites « cheveux vierges » ne sont pas exemptes de produits chimiques.
Les fabricants utilisent différents traitements lors du conditionnement, notamment pour désinfecter, assouplir ou fixer la forme des mèches.
Ainsi, ces substances s’introduisent dans la fibre capillaire bien avant leur utilisation.
Trois voies d’exposition identifiées
Ensuite, les chercheurs expliquent que ces produits peuvent pénétrer dans l’organisme de plusieurs façons :
- Par inhalation, notamment lors de l’utilisation de chaleur (sèche-cheveux, fer)
- Par contact direct avec le cuir chevelu, la nuque ou le front
- Par exposition prolongée, liée au port continu des extensions
Cette exposition répétée peut entraîner une absorption progressive des substances.
Une vigilance recommandée
En conclusion, cette étude met en lumière un risque souvent méconnu lié à l’usage des extensions capillaires.
Si ces produits restent très populaires, les experts appellent à une vigilance accrue et à une meilleure information des consommatrices sur leur composition réelle.
