Après plusieurs jours de négociations, les autorités bissau-guinéennes et les représentants de l’Union nationale des pêcheurs artisanaux du Sénégal (UNAPAS) ont conclu un accord pour restituer dix pirogues sénégalaises arraisonnées à Cacheu. Les propriétaires paieront une amende de cinq millions de francs CFA pour récupérer leurs embarcations.
Un accord obtenu après des discussions soutenues
Les autorités bissau-guinéennes ont intercepté les dix pirogues mardi 20 janvier dans leurs eaux territoriales. Selon L’Observateur, elles les restitueront ce lundi, mettant fin à plusieurs jours de tractations avec les médiateurs de l’UNAPAS, qui ont défendu activement les intérêts des pêcheurs sénégalais.
Le président de la section locale de l’UNAPAS, Madiarra Lakhoun, a précisé que les négociations, bien que « serrées », se sont déroulées dans un climat « cordial ». « Nous avons proposé de payer entre 3 et 4 millions de francs CFA, mais les autorités ont rejeté nos offres et ont fixé l’amende à 5 millions », a-t-il expliqué.
Les pirogues saisies pour infractions réglementaires
Les garde-côtes bissau-guinéens ont arraisonné les embarcations, parties de Cap-Skirring, pour défaut de licence de pêche et utilisation de filets mono-filaments, interdits dans leurs eaux. Ces infractions ont justifié la saisie temporaire des dix pirogues.
Les pêcheurs de retour au Sénégal
Les 27 pêcheurs sénégalais, qui se trouvaient à bord des pirogues, ont déjà regagné Cap-Skirring, en attendant de régler l’amende ce lundi. « Nos compatriotes ont beaucoup souffert depuis l’arraisonnement », a regretté Madiarra Lakhoun, soulignant les conditions difficiles qu’ils ont endurées à Cacheu.
Un épilogue attendu après plusieurs jours de tension
La restitution des pirogues mettra fin à cet épisode éprouvant pour les pêcheurs et leurs familles. Mais cet incident relance la question du respect des réglementations maritimes et de la coopération régionale en matière de pêche artisanale en Afrique de l’Ouest.
