Les tensions s’intensifient de nouveau au Moyen-Orient. L’Iran a lancé, dimanche 12 juillet, des missiles et des drones contre plusieurs pays du Golfe après de nouvelles frappes américaines visant son territoire. Cette nouvelle escalade intervient dans un contexte de rupture du cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.

Téhéran cible des installations dans le Golfe

Selon le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), l’Iran a mené des frappes contre plusieurs objectifs dans le Golfe, notamment la base militaire américaine d’Al-Udeid, au Qatar. Le CGRI affirme également avoir visé deux navires dans le détroit d’Ormuz.

Dans la foulée, les autorités iraniennes ont annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz jusqu’à nouvel ordre, une décision susceptible de perturber le trafic maritime dans cette voie stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Washington riposte avec des frappes massives

En réaction à l’attaque de navires dans le détroit d’Ormuz, le Commandement central américain (Centcom) a indiqué avoir frappé environ 140 cibles en Iran dans la nuit de dimanche. Ces opérations marquent une nouvelle étape dans l’escalade militaire entre les deux pays.

La veille, Téhéran avait pourtant assuré avoir respecté les engagements pris envers les États-Unis depuis la signature du protocole de cessez-le-feu. De son côté, le président américain Donald Trump avait averti que Washington « décimerait et détruirait complètement » l’Iran si le régime tentait de l’assassiner.

Les efforts diplomatiques se poursuivent

Malgré la reprise des hostilités, Donald Trump a déclaré rester favorable à la poursuite des discussions avec l’Iran afin de mettre fin au conflit. Il a toutefois estimé que le cessez-le-feu en vigueur depuis avril était désormais « terminé ».

Parallèlement, une délégation militaire américaine a entamé des discussions à Beyrouth avec l’armée libanaise sur les modalités du retrait israélien d’une des « zones pilotes » du sud du Liban, dans le cadre des efforts visant à contenir l’instabilité régionale.

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