Depuis la rentrée scolaire d’octobre 2026, les élèves et les enseignants burkinabè découvrent de nouveaux programmes d’histoire, de géographie et d’instruction civique. Le gouvernement entend « décoloniser » les manuels scolaires et promouvoir une nouvelle lecture de l’histoire nationale.

De nouveaux programmes pour changer les enseignements

La réforme portée par le régime militaire d’Ouagadougou modifie les contenus des cours et le vocabulaire utilisé par les enseignants. Le ministre de l’Éducation nationale présente cette initiative comme un moyen de « décoloniser » les manuels scolaires.

Pour accompagner cette transition, le ministère a distribué aux enseignants un guide de 190 pages. Ce document explique les nouvelles orientations pédagogiques, inspirées par la Révolution progressiste populaire défendue par les autorités.

Un nouveau regard sur l’histoire

Les programmes d’histoire intègrent désormais de nouveaux chapitres. Ils abordent notamment la création de la Confédération des États du Sahel (AES) et la « prédation des ressources naturelles du Faso par l’Occident ».

La réforme impose également de nouvelles expressions. Les enseignants doivent employer le mot « envahisseur » à la place de « colonisateur ». De même, le terme « espion » remplace celui d’« explorateur ».

Ces changements visent à modifier la manière dont les élèves abordent l’histoire et la période coloniale.

Un vocabulaire repensé en géographie

La réforme concerne aussi les cours de géographie. Le ministère recommande de remplacer les mots « problèmes » et « faiblesses » par « opportunités » et « défis ».

D’autres expressions disparaissent des manuels. Le terme « ethnie » doit ainsi céder la place à « groupe socioculturel ». Les enseignants doivent également éviter les expressions « pays pauvre » et « pays endetté ».

Avec ces nouvelles orientations, les autorités burkinabè veulent transformer les références historiques et géographiques transmises aux élèves. Cette réforme s’inscrit dans la volonté du régime de promouvoir une lecture des réalités nationales et internationales moins marquée, selon lui, par l’héritage colonial.

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