Le gouvernement sénégalais prévoit une enveloppe de 3 milliards de FCFA pour régler les revendications des anciens cheminots. Selon le ministre des Transports terrestres et aériens, Abdoul Ahad Ndiaye, cette mesure s’inscrit dans les efforts visant à apaiser le climat social et à accélérer les réformes des transports publics.
Le règlement du passif social des anciens cheminots figure parmi les dossiers suivis par le gouvernement sénégalais. Une enveloppe totale de 3 milliards de FCFA a été prévue dans les lois de finances de 2025 et 2026 pour répondre aux revendications des bénéficiaires concernés.
Le ministre chargé des Transports terrestres et aériens, Abdoul Ahad Ndiaye, a communiqué ces chiffres lundi, lors du point de presse du gouvernement consacré au climat social national.
Passif social des cheminots : 3 milliards de FCFA mobilisés sur deux ans
Selon Abdoul Ahad Ndiaye, le financement se répartit en deux tranches. La deuxième loi de finances rectificative de 2025 prévoit un acompte de 2 milliards de FCFA. La loi de finances initiale de 2026 inscrit, quant à elle, un milliard de FCFA supplémentaire.
Le ministre indique que les virements effectués sur les comptes de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) ont permis le paiement des retraités et des droits dus aux bénéficiaires concernés.
Ces paiements font suite à la liquidation de la Société nationale des chemins de fer du Sénégal et de la Régie des chemins de fer du Sénégal.
Pour les autorités, cette mesure représente une étape dans le traitement des revendications sociales liées à l’histoire du secteur ferroviaire. Elle s’inscrit également dans une démarche plus large d’apaisement des tensions et d’accompagnement des réformes.
Transports routiers : 29 actions engagées sur 34
Le ministre a également présenté l’état d’avancement du plan opérationnel consacré au secteur routier. Au 30 septembre 2026, 29 des 34 actions recensées avaient été engagées, soit un taux de 85,3 %.
À l’échelle de l’ensemble du plan d’action issu des États généraux des transports publics d’octobre 2024, 55 actions sur les 80 répertoriées avaient été engagées, selon Abdoul Ahad Ndiaye.
Ces assises avaient permis de formuler des recommandations pour améliorer le fonctionnement des transports publics et accompagner la transformation du secteur. Elles avaient notamment associé les acteurs socioprofessionnels aux réflexions sur les réformes à conduire.
Le ministre a ainsi mis en avant les avancées enregistrées dans la mise en œuvre de ces mesures. Toutefois, les chiffres communiqués concernent les actions engagées, et non nécessairement celles déjà achevées.
Transport aérien : des concertations pour apaiser les tensions
Sur le volet aérien, Abdoul Ahad Ndiaye a évoqué plusieurs rencontres avec les organisations syndicales, notamment les 25 septembre et 9 octobre 2026.
Ces échanges sont intervenus dans un contexte de tensions sociales sur la plateforme aéroportuaire. Selon le ministre, ils ont permis de rechercher des solutions pour préserver la stabilité sociale et assurer la continuité des activités.
Les concertations doivent ainsi contribuer à rapprocher les positions des différentes parties et à favoriser un climat social plus serein dans le secteur aérien.
Réformes des transports publics : le dialogue social reste central
Pour Abdoul Ahad Ndiaye, le dialogue entre l’État, les syndicats et les professionnels constitue un levier essentiel pour répondre durablement aux préoccupations des travailleurs.
Le gouvernement entend poursuivre les réformes dans les secteurs routier, ferroviaire et aérien, tout en tenant compte des revendications sociales.
Le règlement du passif social des anciens cheminots, le suivi du plan d’action des transports publics et les discussions avec les syndicats aériens illustrent les différents chantiers présentés par le ministre dans le cadre de l’amélioration du climat social.
