Le gouvernement chilien dirigé par José Antonio Kast a retiré son soutien à la candidature de Michelle Bachelet au poste de secrétaire générale de l’Organisation des Nations unies. Une décision qui marque une rupture diplomatique majeure en Amérique latine.
Une rupture avec la stratégie de Gabriel Boric
Le retrait du soutien chilien met fin à la stratégie engagée sous Gabriel Boric.
Son administration avait soutenu la candidature de Michelle Bachelet avec l’appui du Brésil et du Mexique.
La nouvelle orientation diplomatique marque donc un tournant politique majeur à Chili.
Une candidature jugée « non viable »
Dans un communiqué, le ministère chilien des Affaires étrangères évoque un manque de cohésion régionale.
Le gouvernement estime que la multiplication des candidatures latino-américaines fragilise les chances de succès.
De son côté, José Antonio Kast affirme qu’un maintien du soutien aurait eu « un coût important » pour le pays.
Toutefois, Santiago précise qu’il ne soutiendra aucun autre candidat.
Michelle Bachelet maintient sa candidature
Malgré ce revers, Michelle Bachelet reste déterminée.
Elle continue de compter sur l’appui du Brésil et du Mexique.
Ancienne cheffe d’ONU Femmes et ex-haute-commissaire aux droits de l’homme, elle possède un solide parcours international.
Elle ambitionne de succéder à Antonio Guterres dont le mandat s’achève le 31 décembre.
Une bataille diplomatique ouverte
L’enjeu reste historique.
Aucune femme n’a dirigé l’Organisation des Nations unies en 80 ans.
Un seul Latino-Américain a occupé ce poste : Javier Pérez de Cuéllar.
Toutefois, la concurrence s’annonce forte avec :
- Virginia Gamba
- Rebeca Grynspan
- Rafael Grossi
- Macky Sall
Une course encore ouverte
Le retrait du Chili affaiblit symboliquement Michelle Bachelet.
Mais la décision finale revient au Conseil de sécurité.
La bataille diplomatique pour la succession de Antonio Guterres ne fait que commencer.
