L’Observatoire de Suivi des Indicateurs de Développement Économique en Afrique (Osidea) a salué la décision de l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac) de publier, à partir du 10 août 2026, la liste des personnes ayant respecté ou non leur obligation de déclaration de patrimoine.

L’Osidea applaudit une mesure en faveur de la transparence

L’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac) durcit le ton sur le respect de l’obligation de déclaration de patrimoine.

À compter du 10 août 2026, l’institution dirigée par Moustapha Kâ publiera la liste des personnes assujetties ayant satisfait à cette obligation légale, ainsi que celle des assujettis défaillants.

L’Observatoire de Suivi des Indicateurs de Développement Économique en Afrique (Osidea) a salué cette initiative. Dans un communiqué, l’organisation estime que cette démarche marque une avancée importante dans le renforcement de la transparence et de la redevabilité au Sénégal.

« Cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi relative à la déclaration de patrimoine et constitue une avancée importante dans le renforcement de la transparence et de la redevabilité au Sénégal », souligne l’Osidea.

Un outil de prévention de la corruption

Selon l’Observatoire, la déclaration de patrimoine ne se limite pas à une simple formalité administrative. Elle constitue un instrument essentiel de prévention de la corruption, de promotion de l’intégrité publique et de protection des ressources nationales.

L’Osidea rappelle ainsi que toute personne chargée de la gestion des deniers publics est tenue de respecter cette obligation légale, sans distinction de fonction, de statut ou de position.

Un appel à la régularisation et à la poursuite des réformes

Par ailleurs, l’Observatoire invite les personnes assujetties qui ne se sont pas encore conformées à cette exigence à régulariser leur situation dans les meilleurs délais, conformément aux dispositions en vigueur.

Enfin, l’Osidea appelle les pouvoirs publics à poursuivre les réformes visant à renforcer les mécanismes de prévention, de contrôle et de sanction des atteintes à la probité publique. Selon l’organisation, ces mesures demeurent indispensables pour consolider la gouvernance et la lutte contre la corruption au Sénégal.

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